lundi 6 août 2012

Le CRI de Casablanca lance les e-réclamations


Le Centre régional d'investissement (CRI) du Grand Casablanca a lancé, mercredi, les e-réclamations, un nouveau service s'inscrivant dans le cadre de la modernisation de la relation investisseur/administration.
Les investisseurs et les entrepreneurs du Grand Casablanca auront ainsi la possibilité d'effectuer une réclamation en ligne sur le lien suivant: www.casainvest.ma.
A travers cette innovation, le CRI vient renforcer son rô le de médiateur entre l'investisseur et l'administration en privilégiant une approche client qui met les investisseurs au cœur des préoccupations du Centre.
Ce nouveau canal est accessible depuis la page d'accueil du site du CRI (rubrique réclamation). Les investisseurs et les entrepreneurs dont le projet est bloqué dans une administration quelconque disposent d'un formulaire en ligne simple et rapide pour toutes les réclamations. Une fois le formulaire rempli et envoyé, ils reçoivent dans l'heure qui suit un accusé-réception et un premier retour sera envoyé sous cinq jours.
Le CRI du Grand Casablanca désire également à travers la mise en place de cet outil de communication accélérer les délais de traitement et privilégier une relation de proximité avec les investisseurs.
MAP Le : 2012-07-26 N° : 2734

«NOS CHIFFRES RÉSISTENT MALGRÉ LA CRISE» ENTRETIEN AVEC MOHAMED LAMRANI, PDG DE MARJANE HOLDING


 L’Economiste: Marjane s’installe à Taza. Que représente cette ouverture pour votre groupe ?
-  Mohamed Lamrani: Il s’agit tout d’abord du 29e magasin de la chaîne, ce qui n’est pas rien. Puis, c’est la consécration de notre stratégie sur le terrain. C’est-à-dire, à la fois de continuer d’établir une première présence dans les villes de taille moyenne, et de densifier notre présence dans les grandes villes. Donc, nous avons pour vocation de toucher le maximum de Marocains pour qu’ils puissent avoir un magasin Marjane à moins d’une heure et c’est ce que nous faisons aujourd’hui pour les habitants de la région de Taza.
- La grande distribution connaît-elle, elle aussi, une crise ou un ralentissement de l’activité à l’instar des autres secteurs?
-  Nos chiffres d’affaires résistent très bien malgré la crise. Il est vrai que sur les biens d’équipement, notamment l’électroménager, on sent qu’il y a un ralentissement de la croissance, mais aussi pour les produits un peu coûteux comme les articles de beauté-santé. Par contre, en ce qui concerne l’alimentaire, il y a une très bonne résilience de la demande. On se rend compte, par ailleurs, que tous les produits d’entrée de gamme résistent bien et continuent à progresser, contrairement aux produits haut de gamme qui souffrent un peu.
-  Quelle est votre stratégie en matière d’emplois?
-  Vous savez, nous continuons à créer des emplois à la faveur de chacune de nos ouvertures. Nous avons des projets ambitieux qui nécessitent des ressources humaines importantes. Cette année, à titre d’exemple, nous avons développé une logistique en propre avec 24.000 m2 d’entrepôts. Nous sommes aussi en train de développer des centres commerciaux de très grande envergure comme ceux de la Marina et d’Ibnou Tachfine à Casablanca. Nous avons aussi d’autres centres commerciaux de nouvelle génération qui sont en cours de réflexion. Nous avons une stratégie très agressive en termes de croissance et d’élargissement de la palette des métiers que nous exerçons.
-  Cela se traduit par des recrutements?
-  Effectivement. Nous sommes une équipe de 8.000 personnes et nous recrutons des gens qui veulent faire carrière dans la grande distribution. Nos cadres et dirigeants ont tous commencé au bas de l’échelle pour atteindre des postes de responsabilité. Aujourd’hui, ils gèrent des magasins avec des centaines de personnes sous leur responsabilité et un chiffre d’affaires de 200 à 300 millions de DH par an. Donc, c’est une énorme responsabilité  et nous préférons faire grandir les gens chez nous pour accéder à ces postes.
- En termes de salaires, la responsabilité est rémunérée…
- Oui, tout à fait. Quand la responsabilité augmente, les salaires augmentent aussi. Notre grille de salaires et de primes est tout à fait cohérente avec le niveau de responsabilité qui est assigné à chaque personne.

Propos recueillis par Younes SAAD ALAMI

MARJANE SE POSITIONNE DANS LES VILLES MOYENNES UN INVESTISSEMENT DE 60 MILLIONS DE DH À TAZA 260 EMPLOIS DIRECTS ET INDIRECTS CRÉÉS


UN INVESTISSEMENT DE 60 MILLIONS DE DH À TAZA
260 EMPLOIS DIRECTS ET INDIRECTS CRÉÉS
TAZA a désormais son Marjane. L’inauguration s’est déroulée le 27 juillet dernier en présence du gouverneur de la province, Mohamed Fettal, et le président directeur général de Marjane holding, Mohamed Lamrani. Cette nouvelle ouverture s’inscrit dans la stratégie du groupe de se positionner aussi dans les villes de taille moyenne. Elle représente aussi un positionnement sur Taza et les villes satellites de Guercif, Oued Amlil et Tahla. «Il s’agit d’un projet qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de notre stratégie de développement. Cette dernière consiste, d’une part, à ouvrir des hypermarchés dans des villes de taille moyenne et, d’autre part, à intensifier notre présence dans les grandes agglomérations. Notre but est d’avoir un magasin Marjane à moins d’une heure pour le maximum de Marocains», explique Mohamed Lamrani, PDG de Marjane holding. La politique du groupe vise un rythme d’ouverture de 4 à 5 hypermarchés par an. Pour 2012, cinq magasins verront le jour. Ainsi, après El Hoceima, Fkih Bensalah et Taza, il y aura le deuxième Marjane de Meknès, puis celui de Berkane. En attendant, le groupe compte aujourd’hui 29 hypermarchés Marjane sur le territoire national et emploie quelque 8.000 personnes. Marjane holding réalise, par ailleurs, 12 milliards de DH de chiffre d’affaires avec en moyenne 8 à 9% de croissance annuelle et investit un peu plus d’un milliard de DH par an.
Situé à proximité de la gare ferroviaire de Taza, le 29e magasin de la chaîne a nécessité un budget d’investissement de 60 millions de DH. Il comprend un hypermarché et une galerie marchande. Ce magasin s’étale sur une superficie de 8.300 m2 dont 2.600 m2 de surface de vente. Quant à la galerie marchande, elle comprend 7 commerces avec différentes enseignes nationales et internationales. Le magasin dispose également d’un parking d’une capacité de 207 places. Aussi, l’édifice est doté d’un espace «traiteur» offrant des repas à emporter et d’un kiosque de journaux.
En s’installant dans l’ancienne bourgade qui a fait l’actualité cette année avec le marasme social du quartier «El Koucha», Marjane holding confirme sa volonté de jouer un rôle actif dans le développement économique et social du pays à travers des investissements créateurs d’emplois. En effet, l’ouverture de ce magasin a permis la création de 260 emplois directs et indirects. Il contribuera également à la promotion des produits des entreprises marocaines dans la région et à consolider la modernisation des filières d’approvisionnement du Royaume. «Nous recrutons des jeunes qui veulent faire carrière dans la grande distribution, qui gravissent échelon après échelon pour accéder à des postes de responsabilité», explique Lamrani. D’ailleurs, la responsable de Marjane Taza a démarré sa carrière au bas de l’échelle à Marjane Fès. Aujourd’hui, elle est directrice de magasin et gère une entité de plus de 260 personnes.
40 magasins d’ici à 2015
A côté de la grande distribution généraliste, Marjane holding a lancé d’autres enseignes spécialisées, à l’image des magasins Electroplanet, dévolus à l’électroménager. Cette enseigne complémentaire de Marjane se porte bien et ses résultats sont très satisfaisants, selon Lamrani. Le patron de la filiale de la Société nationale d’investissement (SNI) prévoit d’ouvrir 40 nouvelles grandes surfaces d’ici à 2015: des hypermarchés Marjane, des supermarchés Acima et des magasins Electroplanet. Il s’agit, d’après le management du groupe, de consolider la position de leader de l’entreprise de distribution.








Y. S. A.

TANGERMED APM TERMINALS SE REMET DE SES CONFLITS SOCIAUX


1,3 MILLION DE CONTENEURS EVP POUR 2012
UN PROCESSUS DE CERTIFICATION EN COURS
«Nos cinq ans au Maroc ont été mouvementés, avec des hauts et des bas», déclare Hartmut Goeritz, directeur général de APM Terminals Tangier, qui a fêté le 27 juillet ses 5 ans d’existence au Maroc. Mais 2011 a sans doute été l’année la plus difficile pour l’entreprise, en raison notamment des mouvements de grève qui ont bouleversé son activité. En 2011, le groupe spécialisé dans le transbordement (97% de son activité) a réalisé un volume de près de 1,1 million de conteneurs équivalent vingt pieds (EVP), soit 15% de moins qu’en 2010. Or un an plus tôt, la croissance était de l’ordre de 66%! «Cela dit, depuis l’accord que nous avons signé en mai dernier avec l’UMT, nous repartons sur de nouvelles bases, avec un climat de stabilité totale qui nous permettra de nous concentrer sur la qualité de nos services», tient à préciser Goeritz.
D’ailleurs, soit dit en passant, la paix sociale au terminal n’a pas été impactée par l’arrestation du syndicaliste UMT, Saïd El Hairech, dans le cadre de l’affaire Tanger Med (www.leconomiste.com), et qui avait pris part aux négociations. Le groupe, qui affirme avoir définitivement tourné la page, vient de lancer un processus de certification en matière de qualité, sécurité et environnement (ISO 9001, 14.001 et 18.001). Le management s’apprête également à restructurer son organisation. Deux départements (technique et opérations) seront par exemple fusionnés afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle. APM Terminals compte aussi acquérir de nouveaux équipements en vue d’améliorer sa productivité. Il prévoit, par ailleurs, de revoir sa chaîne logistique, développer l’activité hinderland (arrière-pays) et renouveler sa flotte camions (48 nouveaux engins sont en cours d’acquisition). Fort de la signature cette année d’un nouveau contrat commercial avec Maersk Line, APM Terminals tourne à plein régime. Au premier semestre 2012, un volume de quelque 515.000 EVP a été réalisé, et l’on prévoit près de 1,3 million d’ici la fin de l’année.
Pour 2013, le groupe reste optimiste, malgré la conjoncture morose. «Les rémunérations seront plutôt faibles. Mais comme notre activité de transbordement est majoritairement tournée vers l’Afrique qui connaît un boom économique, nous ne sommes pas inquiets», confie Goeritz.
Besoin de compétitivité!
Le port de Tanger
Med, dont l’image a souffert de l’épisode des conflits sociaux en 2011, a perdu en compétitivité par rapport à la concurrence espagnole, notamment celle d’Algésiras. Les frais portuaires y sont jusqu’à 40% plus chers qu’en Espagne, ce qui n’arrange pas les choses. La profondeur de l’eau du port est également problématique: 16 m de profondeur contre 20 m pour l’Espagne, ce qui exclut de facto les nouvelles générations de grands navires. La productivité au sein du port est en outre inférieure à la concurrence. Pour les professionnels, ces questions doivent être reconsidérées d’urgence par les autorités portuaires.









Offshoring/Formation: Les remboursements tardent

Les opérateurs de l’offshoring censés bénéficier du remboursement du coût de la formation à l’embauche par l’Anapec s’impatientent. «Aucune entreprise n’a été remboursée depuis un an», martèle Saloua Karkri Belkeziz, PDG de GFI Maroc. Plusieurs entreprises, déjà en proie à des problèmes de trésorerie, pourraient se voir obligées de reporter ou même d’annuler leur programme de formation.


http://www.leconomiste.com

DÉLAIS DE PAIEMENT UN TROU DE 60 MILLIARDS DE DH POUR LES BANQUES


LE DÉFICIT DE LIQUIDITÉS DU SYSTÈME ATTEINT DES SOMMETS
LEUR CAPACITÉ À OCTROYER LES CRÉDITS OBÉRÉE
UNE SORTIE À L’INTERNATIONAL PLUS QUE JAMAIS NÉCESSAIRE
Les problèmes de trésorerie des PME sont bien partis pour durer. Il n’y a qu’à voir le niveau du déficit de liquidités bancaires qui a atteint des sommets (plus de 60 milliards de DH à fin juin - cf. L’Economiste du 16 juillet 2012) pour s’en rendre compte. Les banques elles-mêmes ne trouvent plus le cash nécessaire pour financer l’économie. Elles se retournent donc vers les marchés financiers et Bank Al-Maghrib pour assouvir leurs besoins. D’ailleurs, la dernière intervention d’hier de l’institut d’émission fait état d’une mise sur le circuit d’un montant de 56 milliards de DH représentant quasiment la totalité de ce qu’elles demandaient. Cette pression sur les trésoreries bancaires se répercute mécaniquement sur celles des entreprises. En dépit de la progression, à fin juin, des crédits de trésorerie et des facilités de caisse de 10%, bon nombre de sociétés (notamment celles sondées par L’Economiste) sont au bord de l’asphyxie. Bank Al-Maghrib a beau mettre en place des instruments pour faciliter l’accès au financement des TPE/PME, comme notamment la suppression du collatéral pour les banques qui allouent 25% de leurs engagements à cette catégorie d’entreprises, rien n’y fait. La mesure, semble-t-il, n’a pas encore eu les effets escomptés. La dernière enquête de conjoncture de BAM a, d’ailleurs, pointé les difficultés de trésorerie rencontrées par les industriels. Dans l’ensemble des branches, les problèmes de cash persistent. Ils sont, principalement, attribuables aux difficultés de recouvrement.   
En attendant, l’aggravation du déficit de liquidités obère quelque peu la capacité des banques à financer l’économie. Ce qui pourrait aussi arranger au mieux le déficit de liquidités est l’assouplissement des conditions de crédit, dans le cadre d’une politique monétaire expansionniste, une démarche déjà entamée par BAM. Dans un contexte de maîtrise de l’inflation et d’un repli de l’activité économique, BAM pourrait revoir à la baisse le taux directeur de 3 à 2,75%. Ce qui aura le mérite de relancer la machine du crédit pour les entreprises notamment. Entre-temps, les banques seront confrontées à plusieurs facteurs restrictifs qui maintiendraient la pression sur le système dans les semaines et mois à venir. Le paiement du deuxième acompte de l’IS et l’accélération du rythme de levée du Trésor ne manqueront certainement d’assécher les trésoreries. Le paiement des dividendes en faveur des actionnaires étrangers des sociétés cotées également, auquel il faut ajouter le règlement des produits de monopole et participations de l’Etat, sans oublier la sortie massive de la monnaie fiduciaire compte tenu de la période estivale, Ramadan et l’Aid.
Pour alléger le déficit de liquidités, il faudrait incontestablement recourir à un emprunt international via une émission en Euro bonds ou sur le marché américain. La situation est critique et ça paraît plus que jamais le moment propice pour faire une sortie à l’international.

Troisième plus grande introduction en Bourse au monde


IHH Healthcare Berhad sera la plus grande firme dans le secteur de la santé dans le monde en termes de valeur sur le marché et ce, après son introduction en Bourse. C’est ce qui résulte d’une annonce faite, hier 31 juillet, par Abraaj Capital, leader mondial du private equity dans les marchés en croissance. Il a déclaré céder ses parts dans IHH Healthcare Berhad qui n’est autre que l’un des plus grands opérateurs d’hôpitaux dans le monde. Cette introduction en Bourse aurait permis de lever 2 milliards de dollars US. Un volume qui fait de cette opération la troisième plus importante entrée sur le marché d’actions au monde en 2012 après celles de Facebook et de l’entreprise malaisienne de production d’huile de palme «Felda Global Venture». Cette grande opération d’introduction en Bourse a connu une forte demande de la part des investisseurs particuliers soient-ils ou institutionnels. Dans ce sens, la part consacrée aux investisseurs institutionnels et qui sont plus de 400 au niveau mondial a été couverte plus de 130 fois.
Quant à la part réservée aux particuliers à Singapour, elle a été couverte 11 fois tandis que celle ouverte aux particuliers et en Malaisie a été couverte 5 fois. Il est également à noter que l’introduction de IHH en Bourse, qui est considérée comme la première double cotation en Bourses malaisienne et singapourienne, fait de IHH l’un des plus grands opérateurs d’hôpitaux privés cotés au monde avec une capitalisation boursière attendue de près de 7,1 milliards dollars US. Dans ce sens Omar Lodhi, principal associé, en charge de la région Asie, et ex-membre du CA de IHH, estime que l’introduction réussie en Bourse de IHH «confirme la philosophie d’investissement dans des régions à grand potentiel de croissance et des secteurs à fort impact». Et de poursuivre : «Nous aimerions créer de la valeur à long terme et établir les meilleures pratiques dans le secteur de santé au niveau mondial».
Par ailleurs, il est à noter que cette opération d’introduction en Bourse a été menée par les banques BofA Merrill Lynch, CIMB et Deutsche Bank, ainsi que Credit Suisse, DBS Bank et Goldman Sachs. La réussite de cette introduction serait selon Arif Naqvi, fondateur et directeur général du groupe Abraaj Capital, un symbole d’une «conclusion réussie d’un partenariat remarquable et un aboutissement naturel du cycle d’investissement d’Abraaj Capital d’une valeur de 2 milliards de dollars US». Il se dit de ce fait «fier de jouer un rôle significatif dans la réussite de IHH et de participer au développement de l’un des plus grands fournisseurs de services de santé cotés au monde».
Imane Nigrou Le : 2012-08-01 N° : 2737