vendredi 30 septembre 2011

POLITIQUE D’ACHAT: LA PÉDAGOGIE DES GROUPES PUBLICS AUX PME


LES SYSTÈMES DE RÉFÉRENCEMENT SE SYSTÉMATISENT
LES DÉLAIS DE PAIEMENT S’ALLONGENT EN FONCTION DES PRESTATIONS
LA GÉNÉRALISATION DES APPELS D’OFFRES N’A PAS ENDIGUÉ DES SOUPÇONS
La politique d’achat est devenue un domaine de plus en plus codifié. Et cela se vérifie aussi bien auprès des grandes entreprises que des PME. Dans le public comme dans le privé.
Depuis peu, les grands donneurs d’ordre publics étalent même leur politique d’achat au grand jour. La Fédération du commerce et des services (FCS) organise régulièrement sa série de «rencontres de l’achat public». Le principe consiste à inviter à chaque fois une entreprise publique pour décliner son programme d’achat, sa procédure de sélection des fournisseurs, les délais de paiement pratiqués… L’objectif est de permettre aux PME de s’informer sur la meilleure démarche pour décrocher des marchés auprès des grands donneurs d’ordre publics. Plusieurs dirigeants de groupes publics se sont déjà prêtés à cet exercice de vulgarisation et de sensibilisation. Il en ressort qu’après une période où les marchés publics étaient attribués dans une certaine opacité, la procédure de l’appel d’offres est devenue une règle plus ou moins respectée par tous ces grands donneurs d’ordre publics. Pour autant, les plaintes n’ont pas disparu, de nombreuses PME se plaignant encore d’obstructions diverses.
Gros pourvoyeur d’affaires, l’Office national de l’électricité (ONE) achète chaque année entre 3 et 6 milliards de DH. Mais pour 2011, ses achats se montent à 9 milliards de DH. En cause, la progression de la demande d’électricité qui oscille chaque année entre 6 et 8%.
De par sa taille et la nature de ses activités, le programme d’achat est varié. «Il se décline en projets d’investissement pour les centrales thermiques, hydrauliques, turbines, éoliennes… », explique Nawal Harti, directrice des approvisionnements et des marchés à l’ONE. Font également partie des achats prévus par l’Office, la fourniture de réseaux ou de postes électriques, le combustible, l’approvisionnement en électricité lorsque les cours sont favorables.
Autres achats prévus, les pièces de rechange, les prestations et autres fournitures liées à l’exploitation des installations électriques.
Au total, les fournitures et travaux (hors combustible) ont représenté 94% des achats. Le reste correspond aux services tels que la logistique, l’ingénierie conseil, les prestations de laboratoires d’analyses…
Trois types d’appels d’offres sont en vigueur à l’Office. Il s’agit des appels d’offres de 2 millions de DH qui font l’objet d’une large diffusion dans la presse nationale et internationale et sur internet. Quant aux appels d’offres restreints, ils portent sur des dépenses comprises entre 500.000 et 2 millions de DH et sont publiés sur internet. Bien que restreints, ils sont ouverts à tous les candidats.
Enfin, les consultations directes portent sur des dépenses inférieures à 500.000 DH et font l’objet d’une procédure de mise en concurrence allégée.
Autre gros donneur d’ordre dans le public, l’Office national des aéroports (ONDA). Un office qui veut se départir d’une mauvaise réputation héritée de l’ancienne direction. Le budget prévisionnel de ses achats s’élève pour l’année 2011 à 2 milliards de DH. Des dépenses concernant l’acquisition de radars et de divers autres équipements électroniques pour un montant de 190 millions de DH. Le programme d’achat concerne également le financement de la construction de nouveaux bâtiments tels que le nouveau centre de contrôle prévu à Agadir.
Les autres achats, dont le budget s’élève à 1,1 milliard de DH, sont destinés aux aéroports de Casablanca, Marrakech, Oujda et Fès. Mais c’est Casablanca qui concentre le plus gros de ces ressources du fait des travaux d’aménagement en cours (construction d’un parking ouvert pour les avions et d’une salle de transit et réaménagement de l’aérogare fret). Quant à Marrakech, il est prévu d’y construire un troisième terminal.
92% des marchés de l’ONDA sont attribués sur appels d’offres ouverts. Autre mode de consultation, les appels d’offres restreints sur lesquels se concentraient par le passé beaucoup de critiques et de soupçons de corruption. La rupture est totale sur ce plan. Ce sont des marchés dont le montant est inférieur à 5 millions de DH et attribués à des prestataires de services faisant partie d’une short-liste validée par la direction générale. 75% des appels d’offres lancés par l’ONDA sont régis par le décret sur les marchés publics. Le reste obéit au règlement intérieur.
L’ONDA n’impose pas de formule d’agrément à ses fournisseurs, sauf pour certaines prestations. Toutefois, l’Office envisage de mettre en place un système de pré-qualification des fournisseurs. En attendant, il s’appuie sur un système de notation.
Mais aux côtés de la Holding Al Omrane et du groupe OCP, l’Office national des chemins de fer (ONCF) reste l’un des plus grands investisseurs publics. Son programme d’investissement pour la période 2010-2015 s’élève à 33,8 milliards de DH. La construction du TGV accapare à elle seule 20 milliards de DH. Les 13 milliards restants sont destinés à la mise à niveau de l’infrastructure.
L’ONCF accorde la préférence nationale dans 51% des cas. Le management de l’Office veut porter ce pourcentage à 70%. De gros marchés restent donc à prendre pour les PME nationales.
Par ailleurs, les fournisseurs des grands groupes publics se plaignent des délais de paiement, qui peuvent parfois être trop longs. Mais auprès de l’ONE aussi bien que de l’ONDA, l’on assure que les délais sont normaux et que les retards ne concernent que les dossiers incomplets. Toutefois, le contrôle de certaines prestations peut retarder le paiement des marchés attribués.




Labellisation
L’Office national de l’électricité (ONE) dispose d’une base de données où figurent les noms de ses fournisseurs. L’inscription dans ce fichier permet de recevoir systématiquement les avis d’appels d’offres. Ce qui ne signifie pas que les autres sont exclus. Pour devenir un fournisseur attitré de l’ONE, il y a lieu de disposer d’un agrément pour les fournitures, travaux et autres services à caractère récurrent. L’Office est actuellement en train de revoir ses textes réglementaires en concertation avec ses partenaires. Les changements toucheront notamment le règlement des achats, le cahier des instructions aux soumissionnaires, le cahier des clauses générales…
La norme ISO a bousculé les habitudes dans le privé
Dans le privé, la procédure d’achat peut parfois obéir à des pratiques rigoureusement codifiées. C’est le cas d’un groupe opérant dans le BTP, qui a adopté une démarche inspirée du manuel qualité (norme ISO 9001, version 2008). La procédure de gestion des achats est centralisée et s’applique à toutes les filiales du groupe et à l’ensemble des achats que ce soit de matières, de matériels ou d’équipements…
Ainsi, pour tout achat, le responsable d’une filiale doit effectuer une demande en trois exemplaires et consulter une liste de fournisseurs agréés, mise en place par le groupe et dont la durée de validité est limitée dans le temps. Que ce soit pour les fournisseurs locaux ou étrangers, la sélection des candidats se fait sur la base de l’analyse des performances de la société par rapport aux risques liés aux produits à acheter. L’étape suivante consiste en l’élaboration du bon de commande en trois exemplaires.
Des documents qui doivent être visés par l’utilisateur final, le responsable central des achats et le directeur général du groupe. Le responsable d’achat du groupe s’occupe par la suite du lancement de la commande pour tous les achats du groupe ainsi que de la relance des fournisseurs en cas de retard.
Toutes les livraisons sont directement réceptionnées par le responsable de la commande. Celui-ci est responsable, selon les cas, du contrôle quantitatif par pont bascule et du contrôle qualitatif via des essais au laboratoire.
Dans le cas des commandes effectuées auprès des fournisseurs à l’étranger, le contrôle de la qualité est déjà notifié par le fournisseur. Quant au contrôle quantitatif, il est effectué par un bureau international agréé par l’administration des douanes. Toutefois, d’autres contrôles sont systématiquement effectués une fois la marchandise livrée à la société.
Pour le responsable d’achat, la livraison est souvent une occasion de procéder à une nouvelle évaluation des fournisseurs en tenant compte de la période de validité de leur agrément. Une approche qui a pour objectif de réviser et de mettre à jour la short-liste des fournisseurs. Les délais de paiement varient en fonction de la commande.
Ils sont de 45 jours pour la fourniture de carburant et de 2 mois pour les autres prestations.


Inauguration du Club Med Yasmina


Après 10 mois de travaux, le village Club Med Yasmina fait peau neuve et devient le premier Village 4 tridents famille au bord de la Méditerranée au Maroc.
Situé à Cabo Negro, un des sites les plus magnifiques de la côté méditerranéenne, le Village Club Med Yasmina inauguré le 23 septembre, a été totalement réaménagé, indique un communiqué. Il présente le meilleur du tout compris haut de gamme pour une clientèle Famille.
Un Village Premium
Conçu en 1970, Yasmina est devenu aujourd’hui un village Premium avec un design alliant luxe, confort et modernité. Que ce soit pour les petits ou les grands, le village offre tous les avantages d’un complexe de luxe convivial et le charme d’un club de vacances famille “all Inclusive”.
La rénovation assurée par le designer Jean-Philippe Nuel, a permis une extension du Village et une réorganisation de son fonctionnement.
Il a été procédé à la création d’un nouveau cœur de Village près de la plage avec une piscine, une terrasse, un bar et un restaurant de spécialités, ainsi qu’une boutique Club Med.
Par ailleurs, l’ancien cœur de Village près de la réception, le restaurant principal, le bar et le théâtre ont également fait peau neuve.
Encadrement des petits et adolescents
Le Petit Club Med accueille les enfants de moins de quatre ans et leur propose des activités dans un espace dédié au design ludique et inspiré du désert et des animaux.
Les enfants de 4 à moins de 12 ans se retrouvent au Mini Club Med, dans un espace conçu tel un village marocain et participent au projet Clean Art Planet: bouteilles, bouts de plastiques et autres, sont ramassés sur les plages pour être ensuite détournés à travers des ateliers de création.
Oasis de paix et de relaxation
Le bien être n’est pas en reste. Le Spa Club Med, conçu en collaboration avec le partenaire de prestige Cinq mondes, a également été aménagé.
Le Spa de 400 m² comprend 5 cabines de soins, un hammam et une zone de fitness/cardio-training.
Une terrasse solarium permet de profiter d’une vue imprenable sur la mer.
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GEFCO renforce l’accord cadre sur la responsabilité sociale


GEFCO, le groupe prestataire de logistique industrielle, applique aujourd’hui “l’Accord cadre mondial sur la responsabilité sociale” dans 24 filiales, indique un communiqué.
La sécurité et la santé au travail restent un axe majeur cette année pour GEFCO. Le souci croissant est de maintenir le salarié dans les meilleures conditions de travail possibles et de lui donner les moyens de se maintenir dans son emploi en l’aidant à s’adapter, notamment aux nouvelles exigences des métiers.
Les voies de participation pour les salariés sont également renforcées, grâce à la mise en place d’enquêtes d’opinion et systèmes de suggestions.
Enfin, bien que la responsabilité sociale reste le pilier au cœur de cet accord, celui-ci s’est également vu doter en 2010 d’engagements en matière environnementale, notamment en termes de certifications ISO et de recensement des données relatives à la consommation d’énergie. A ce titre, un guide des bonnes pratiques environnementales a été déployé dans l’ensemble des filiales.
3.4 milliards d'euros
Il a réalisé un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros en 2010 et emploie 9 400 collaborateurs. Le Groupe, qui compte 400 implantations dans le monde, se développe en Asie centrale, en Europe centrale et orientale, au Moyen-Orient, en Asie orientale et en Amérique du Sud.
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Stroc Industrie enregistre de bonnes performances au premier semestre 2011


Stroc Industrie, société spécialisée dans les solutions de stockage et de transport, indique dans un communiqué que son chiffre d’affaires est en progression de 38% par rapport au premier semestre 2010. Le résultat d’exploitation connaît une évolution de 121% par rapport au premier semestre 2010 en raison de l’évolution positive du chiffre d’affaires d’une part et d’une bonne maitrise des charges. Le résultat net, quant à lui, se bonifie de 72% par rapport au premier semestre 2010, après la prise en compte d’une provision pour risques généraux.
Le Conseil a approuvé l’acquisition par Stroc Industrie de la majorité du capital des sociétés Handassa, Atral et Maringis détenues actuellement par la holding Al Istimrar pour permettre la mise en œuvre de synergies dans le secteur métallurgique.
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Lessieur Cristal table sur une amélioration de sa marge opérationnelle


Lesieur Cristal a rencontré ce premier semestre quelques difficultés liées notamment à la tendance haussière des cours oléagineux. En effet, l'augmentation du cours de cette matière première s'est soldée à plus de 24% par rapport à l'année dernière. Un communiqué de la société indique également rencontrer un problème de substitution de la consommation de l'huile de table par l'huile d'olive.
Cette situation est due, d'une part, à la grande disponibilité de l'huile d'olive en vrac à prix très bas (liée à la bonne campagne agricole 2010/2011 et au report du stock résiduel de 2009/2010) et d'autre part, à la réduction de l'écart de prix de vente avec l'huile de table.
Les retombées de la conjoncture économique et politique internationale sur le comportement des consommateurs et des canaux de distribution interviennent aussi dans le chapitre des difficultés que rencontre Lesieur.
Ces facteurs expliquent la baisse de la consommaruions de l'huile de table de -7% en volume et le déplacement de la demande vers les produits “entrée de gamme”.
Dans ce contexte particulier, Lessieur Cristal enregistre lors du premier semestre 2011 une augmentation de son chiffre d'affaire de 2%, ainsi qu'une détérioration de la marge de l'huile de table, conséquence du parti pris de ne pas répercuter la forte hausse des cours de la matière première sur les prix de vente aux consommateurs.
Perspectives
Grâce à la reprise de la consommation d’huile de table observée dès le mois de juillet ainsi qu’à l’alignement progressif de la structure des prix de vente avec ceux de la matière première, Lesieur Cristal compte améliorer progressivement sa marge opérationnelle. Ainsi, les performances ?nancières du second semestre devraient s’inscrire en nette amélioration par rapport au première.
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Samir Benmakhlouf à la tête de Microsoft Maroc


Microsoft vient d’annoncer la nomination de Samir Benmakhlouf à la Direction Générale de Microsoft Maroc. Directeur Général de Microsoft Algérie en 2001, puis Directeur Général de Microsoft Bahreïn de 2002 à 2005, Samir Benmakhlouf avait été auparavant en charge des PME/PMI et des partenaires chez Microsoft pour la région Afrique du Nord et Occidentale de 1998 à 2000.
En 2006, il fait le choix de se mettre à son compte et introduit au Maroc la franchise Century 21, leader mondial de l’intermédiation immobilière.
Manager créatif, Samir Benmakhlouf s’est illustré dans ses différentes missions comme un développeur d’affaires et un meneur d’hommes confirmé, plusieurs fois récompensé par le Microsoft CEO Sales Award. Lors de son passage à Bahreïn, il fut élu Président de la Chambre de Commerce Américaine et joua un rôle clé dans la préparation des accords de libre-échange entre les Etats-Unis et le Royaume de Bahreïn. Il a également été à l’origine de plusieurs initiatives dans le domaine du e-gouvernement ainsi que du e-banking à Bahreïn notamment sur des projets qui couvrent le développement de l'Education nationale, du Commerce électronique etc… En partenariat avec le ministère du Commerce, par exemple, Samir Benmakhlouf joua un rôle important dans le soutien des services de commerce électronique pour les entreprises et les PME/PMI.
Homme de passion, Samir Benmakhlouf a été également à l’initiative de la création en juin 2010 au Maroc de la prestigieuse “Arsenal Soccer School” œuvrant pour la formation des jeunes footballeurs et l’intégration du football national dans une dynamique de professionnalisme.
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L'OCP et le canadien Agrium signent un contrat d'approvisionnement en roche de phosphate


Le groupe office cherifien des phosphates (OCP) et l'entreprise canadienne Agrium Inc. ont conclu dernièrement un contrat majeur de vente de phosphate, indique un communiqué du Groupe.
Le phosphate vendu à Agrium Inc. est destiné à sa propre utilisation dans ses installations de fabrication d'engrais, situées dans la province d'Alberta. Agrium s'approvisionnait historiquement en phosphate de sa propre mine de Kapuskasing, dont les réserves sont en voie d'épuisement.
L'OCP approvisionnera Agrium en phosphate à partir de 2013 et ce jusqu'en 2018 avec une option de reconduction du contrat pour deux années supplémentaires, ajoute le communiqué.
Agrium s'engagera sur l'enlèvement ferme d'un volume minimum pour un prix déterminé selon une formule tenant compte de certains indicateurs clés et des conditions du marché, précise la même source.
Le contrat est soumis à certaines conditions préalables, dont l'approbation du conseil d'administration d'Agrium et prendra effet à compter du 31 décembre 2011.
Ce contrat devra représenter le début d'une relation durable et bénéfique pour les deux parties et il est un nouveau signe de confiance du marché international concernant la capacité d'OCP à garantir la continuité d'approvisionnement du marché en phosphate de haute qualité, selon M. M'hamed Ibnabdeljalil, directeur exécutif en charge du pole commercial.
Le groupe OCP, rappelle-t-on, prévoit l'augmentation de sa capacité de production annuelle en roche de phosphate de 30 à 50 million de tonnes ainsi que l'extension en aval de sa production d'engrais à travers la plateforme (Hub) de Jorf Lasfar dans laquelle les infrastructures sont en développement en vue d'accueillir 10 unités chimiques ayant une capacité unitaire d'un million de tonnes par an.
MAP-www.aufaitmaroc.com