mardi 26 février 2013

Bill Clinton, invité de l'UIC 
Les défis des marchés émergents dans l'économie mondiale

Dernière mise à jour : 

Bill Clinton, 42e président des États-Unis, était dimanche l’invité de l’Université internationale de Casablanca (UIC), pour évoquer les défis des marchés émergents dans l’économie mondiale. L'occasion pour l'ex-locataire de la Maison-Blanche de rappeler les principaux défis du monde d'aujourd'hui et de livrer aux étudiants ses recommandations.

C'est devant une salle comble que le 42e président américain Bill Clinton, invité pour animer une conférence organisée par l'Université Internationale de Casablanca (UIC) sous le thème “Les défis des marchés émergents dans l'économie mondiale”, s'est adressé ce dimanche aux étudiants et enseignants de l'UIC, réunis en même temps que plusieurs personnalités dans la salle de conférence de l’hôtel Hyatt de Casablanca.
Prenant la parole, le président de l'UIC Antonio Maceda a tout d'abord rappelé les axes fondateurs de l'université avant d'annoncer le président Clinton, chancelier d’honneur de Laureate International Universities dont fait partie l’UIC.
“Nous sommes très fiers que notre université contribue à développer un nouveau modèle universitaire au Maroc. La situation géographique du Royaume, son ouverture sur la Méditerranée, l’Atlantique, l’Europe, l’Afrique et son histoire, ont toujours fait du Maroc une terre d’échanges. Conçue dans le respect de l’éthique, de la culture et des valeurs marocaines, notre université est construite autour de 4 axes: l’ouverture à l’international, l’excellence académique, l’engagement pour l’employabilité et l’expérience estudiantine aux standards internationaux.”
ANTONIO MACEDA, PRÉSIDENT DE L'UIC.
La responsabilité sociale, la promotion des jeunes leaders et le renforcement de l'accès à l'enseignement supérieur ont été des sujets phares de l'intervention de Bill Clinton.
Un monde interdépendant
Le président Clinton a d'abord souligné l'ouverture qui prévaut dans le monde d'aujourd'hui, de plus en plus globalisé, complexe, interdépendant, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte.
“Quand je suis devenu président, il ya 20 ans, en 1992, le téléphone mobile pesait plus de 2 kilos et il n’y avait que 50 sites Internet. Le développement de ces technologies, et notamment d’Internet, permet aujourd’hui d’avoir plus d’opportunités pour apprendre ou pour créer. Mais on peut aussi y apprendre comment fabriquer une bombe. Le monde est devenu aussi très préoccupé par les problèmes de sécurité.”
LE PRÉSIDENT BILL CLINTON.
Pour M.Clinton, tous nos futurs sont connectés entre eux et il faut tenir compte de cette donnée essentielle pour développer son modèle économique et prendre des décisions sociétales permettant de partager l'avenir avec tout le monde.
Clinton salue les avancées démocratiques du Maroc
C'est dans des termes très chaleureux que Bill Clinton a parlé de sa sympathie, et de celle de sa famille, pour notre pays ainsi que de ses relations avec feu le roi Hassan II et le roi Mohammed VI. Selon Clinton, le Maroc s'est résolument engagé dans le développement de la démocratie tout en invitant la société civile à participer fortement.
“Churchill disait que la démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes.”
LE PRÉSIDENT BILL CLINTON.
Parlant de l'engagement nécessaire dans le futur de tout modèle économique, l'ex-locataire de la Maison-Blanche a mis l'accent sur la nécessité de préparer le partage des richesses, des responsabilités et de manière générale d'un avenir commun.
Prenez l’exemple du Maroc. Que signifie le fait que depuis deux ans le Maroc a pu étendre l’électrification à 95% de sa population? Que signifie la baisse de la pauvreté dans le pays? Que signifie la restauration et l’inauguration d’une synagogue il y a deux semaines par le Maroc, un pays musulman?... Pensez à tout cela et vous comprendrez que le pays est en train de prendre des décisions pour un futur commun avec une meilleure répartition des richesses et une responsabilité commune.”
LE PRÉSIDENT BILL CLINTON.
Action et engagement
Les échecs sont moins graves que ne rien faire, a soutenu le président Clinton qui a souligné l'importance de l'initiative privée et de l'éducation des jeunes pour réduire les disparités sociales et le fossé qui se creuse entre les pays pauvres et les pays développés.
Pour Clinton le plus important n'est pas de savoir combien d'argent il faut dépenser; il faut surtout définir ce qui doit être fait et commencer à le faire.
S'adressant aux étudiants de l'UIC, Clinton leur a affirmé avoir confiance dans l'avenir, arguant que les nouvelles technologies et l'ouverture du monde vont apporter beaucoup plus d'opportunités pour les nouvelles générations.
Les défis qui se posent aujourd'hui sont de trois sortes, a-t-il considéré:
• Il faut donner une bonne éducation
• Il faut trouver le moyen de sortir de la crise actuelle et de donner un travail digne aux populations
• Il faut trouver les moyens de créer la croissance économique sans détruire la planète.
Clôturant cet évènement, la rectrice de l'UIC a remercié le président Clinton pour son intervention.
“Pour nos étudiants, monsieur le président, vous êtes un modèle d'engagement dans l'action et le leadership en vue de bâtir un meilleur monde.”
NEZHA ALAMI, RECTRICE DE L´UNIVERSITÉ INTERNATIONALE DE CASABLANCA.
L'université internationale de Casablanca
L’UIC a été créée par la SOMED en partenariat avec Laureate International Universities, un réseau de 65 universités ayant une communauté de 750.000 étudiants dans 29 pays.
Actuellement installée dans des locaux provisoires, l'UIC construit son campus à Casa Green Town de Bouskoura dont l'ouverture est prévue pour 2014.
L’UIC offre un programme académique pluridisciplinaire comprenant une faculté des sciences de la santé, une faculté de commerce et gestion, une école d’ingénierie et une école de management hôtelier.
SOMED
Fondé en 1982, SOMED est un holding privé à capitaux maroco-émiratis, œuvrant au développement économique et social du Maroc à travers la réalisation d’investissements créateurs d’emplois et de valeur ajoutée.
Le groupe est organisé en domaines d’activités stratégiques -hôtellerie, immobilier, industrie et négoce, éducation, agroalimentaire et pêche. Le groupe gère également des participations financières.
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Guichet unique pour les opérateurs de l'OCI 
“Un pas important dans le sens de la facilitation du commerce régional”

Dernière mise à jour : 

Des représentants des Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et des experts se réunissent depuis ce lundi et pour deux jours à Casablanca. Ordre du jour de la réunion: “La facilitation du commerce et l'initiative de guichet unique pour renforcer la coopération économique régionale entre les pays islamiques”.

“La création d'un guichet unique pour les opérateurs économiques de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) est un pas important dans le sens de la facilitation et du renforcement du commerce régional”, a fait savoir lundi à Casablanca Abdelkader Amara, ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies.
“La réunion en un seul guichet, de tous les services administratifs, douaniers et de changes participera à accélérer la réalisation des objectifs de l'OCI dans leurs volets économiques notamment celui d'atteindre en 2015 le seuil de 20% d'échanges inter-régionaux”, a-t-il précisé. Le ministre intervenait à l'ouverture d'un colloque portant sur “La facilitation du commerce et l'initiative de guichet unique pour renforcer la coopération économique régionale entre les pays islamiques”.
Le Maroc a pris les devants
L'échange des données et des informations par voie électronique est à même de renforcer la compétitivité et d'engendrer un gain de temps contrairement aux procédures administratives traditionnelles, a-t-il noté. M. Amara a rappelé que le Maroc s'est inscrit dans ce processus depuis les années 1990, et a mis en place en 2000 un premier système de traitement électronique des données au port de Casablanca.
Il a également cité le plan national de facilitation des procédures relatives au commerce extérieur, la création du portail “PorNet” pour le traitement des procédures relatives au transport maritime.
18%
De son côté, le président exécutif de la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC,) Waleed Abdulmuhsen Al Wohaib, a rappelé que malgré la crise, le commerce inter-régional a atteint 18% grâce aux efforts déployés.
Il a également noté que sur le volet du financement du commerce et des exportations, il a été enregistré une évolution de 10 à 12% dans le monde alors qu'au sein de l'OCI ce financement a progressé de 40%.
Echanger les points de vue et les expériences pour la mise en place d'un programme régional de facilitation du commerce et la création d'un guichet unique est l'objectif de cette rencontre de deux jours, qui réunit les représentants des Etats membres, des organisations internationales, des opérateurs impliqués dans le commerce extérieur et autres experts.
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vendredi 18 janvier 2013

Publicité sur mobile : un marché d'à peine 1 MDH en 2012, mais un avenir prometteur

Les premières campagnes publicitaires sur applications mobiles ont débarqué fin 2012. Une dizaine d'entreprises marocaines ont déjà communiqué via la m-pub. Les plus actifs sont les opérateurs télécoms, les banques et les assurances.

En utilisant les applications installées sur votre smartphone, qu’elles soient marocaines ou étrangères, vous avez certainement remarqué des publicités émanant d’annonceurs marocains. Ce moyen de publicité, appelé «m-pub», décolle à peine au Maroc mais déjà son avenir semble prometteur. «L’utilisation des smartphones est de plus en plus importante et les éditeurs ont pris conscience de l’intérêt d’avoir des applications mobiles. Cela crée un nouveau vecteur de communication pour les annonceurs», résume ainsi Sophia Assad Skalli, directrice associée de Pub Online. Au Maroc toutefois, les annonceurs semblent pris de court. Entre l’Internet et les réseaux sociaux, la palette de supports marketing s’est élargie rapidement, au point qu’il faudra un temps d’adaptation aux annonceurs. Mais ce temps pourrait bien être court. «Les annonceurs s’intéressent aux internautes. Ces derniers ont déjà largement basculé sur le mobile pour surfer sur le web et utiliser les applications mobiles qu’ils ont téléchargées. Le marché publicitaire n’exploite pas encore suffisamment ce changement mais ça ne saurait tarder dans les mois à venir», confirme Sophia Assad Skalli. La tendance s’accélère déjà. «En 2012, le marché de la publicité sur applications mobiles a avoisiné le million de DH. Cela ne représente pas grand-chose car ce marché est trop jeune mais l’intérêt est grandissant. La majorité des campagnes m-pub ont été réalisées sur le dernier trimestre 2012 et ont donné d’excellents résultats», nous confie la responsable.

Un coût plus élevé mais un meilleur rendement

Une dizaine d’annonceurs marocains ont déjà utilisé la m-pub. A l’image de la publicité sur Internet, ou e-pub, les entreprises les plus actives en matière de m-pub sont les opérateurs télécoms, les banques et les assurances. «La m-pub intéresse l’ensemble des annonceurs. Nous avons dernièrement réalisé des campagnes m-pub pour un distributeur de soda, des centres de formations, un annonceur high-tech et d’autres encore», indique-t-on chez Pub Online. A noter que cette dernière propose de la publicité mobile depuis 2007. «Tous nos clients veulent communiquer via le mobile. Il nous faut donc répondre aux besoins exprimés par les annonceurs», explique pour sa part Mohamed Benboubker, DG en charge du développement de Mobiblanc, développeur d’applications mobiles au Maroc. Après avoir développé une vingtaine d’applications mobiles pour ses clients, Mobiblanc s’apprête à lancer dans les prochains jours une régie publicitaire dédiée au mobile. Elle sera d’abord dédiée aux clients de Mobiblanc avant d’être ouverte à tous les annonceurs qui le souhaitent.

Encore très peu d’opérateurs au Maroc

«Grâce à nos applications, nous avons une large audience que nous pouvons par conséquent faire valoir auprès des annonceurs», commente M. Benboubker. Et d’ajouter : «Fondamentalement, la publicité sur mobile est plus pertinente et plus valorisante. L’annonceur peut en effet communiquer de façon plus qualitative que quantitative».

Même constat auprès de Mme Assad. «La communication digitale offre d’énormes avantages aux annonceurs tels que la mesure de l’efficacité de la publicité en ligne», explique-t-elle. Une fois la publicité mise en ligne, l’annonceur peut facilement connaître toutes les infos sur les personnes ayant cliqué sur ladite publicité. «Grâce à des outils comme Google Analytics, on peut savoir quelles pages du site ont été visitées, combien de temps le mobinaute y est resté, s’il a acheté quelque chose, dans quel pays et quelle ville il se trouve...», nous dit-elle.

Ces avantages font que la publicité sur applications mobiles coûte légèrement plus cher que la publicité sur Internet. «La m-pub s’achète et se vend selon les mêmes principes que l’e-pub, soit par milliers d’impressions et/ou par clics. Le coût varie beaucoup selon les supports et le mode d’achat», explique Mme Assad. Il n’empêche que la publicité digitale de manière globale demeure moins chère que les annonces presse par exemple. «Si l’on prend l’exemple des sites Internet de presse, vous pouvez avoir une présence d’un mois sur leur site avec une bonne visibilité pour le prix d’un seul passage sur une page papier», commente Mme Assad. Aujourd’hui, environ une dizaine de régies web existent au Maroc. Toutefois, les sociétés qui disposent d’une réelle expertise en la matière se comptent sur les doigts d’une main. Il faut dire qu’une telle activité fait appel à des compétences technologiques comme le marketing pointu. Car le risque de tomber dans le non-respect de la vie privée des utilisateurs de smartphones peut être rapidement atteint par des non-spécialistes (voir encadré).

Publicité sur mobile : Des règles à respecter

Les régies publicitaires privilégient l’interstitiel, c’est-à-dire un écran qui apparaît à l’ouverture d’une page et se ferme automatiquement au bout de quelques secondes, contrairement à la bannière qui est plus intrusive et moins élégante. L’avantage de l’interstitiel est qu’il permet d’occuper l’ensemble de l’espace et permet donc à l’annonceur de communiquer de manière plus optimale. L’écran reste apparent le temps que la page mobile se charge, ce qui évite de déranger le mobinaute. «Nous pouvons vendre l’interstitiel plus facilement à l’annonceur», explique Mohamed Benboubker, DG en charge du développement chez Mobiblanc. «La taille importante de l’interstitiel offre de belles possibilités créatives et textuelles aux annonceurs», confirme pour sa part Sophia Assad de Pub Online. «L’ensemble des systèmes d’exploitation sont demandés. Les applications marocaines à forte audience sont en général uniquement sur iPhone. Les applications des autres systèmes d’exploitation sont attendues pour début 2013», indique Mme Assad. «C’est avant tout l’audience des supports qui est appréciée. La thématique de l’application ciblée sera ensuite choisie en fonction de la cible de l’annonceur. Les annonceurs sont en demande d’applications marocaines pour y afficher leur publicité mais les applications étrangères sont plus nombreuses et plus téléchargées. Nous manquons de contenu marocain sur mobile», explique Mme Assad.
Anne-Sophie Martin. La Vie éco
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2013-01-17

Crédits : le financement du fonds de roulement et de la consommation a pris le pas sur l'investissement

Les prêts à l'équipement et aux promoteurs ont nettement fléchi par rapport à novembre 2011. Les dépôts à terme reculent alors que la rémunération est en hausse.
C’est devenu une constante : le crédit bancaire continue d’évoluer à un rythme toujours plus élevé que les dépôts. A fin décembre, ces derniers avaient progressé de 3,2% en comparaison avec la même période de 2011, à 662,5 milliards de DH. Par rapport au dernier mois de la même année, la hausse n’est que de 0,2%. A l’origine, la réduction du volume des  comptes à termes et bons de caisse qui s’est établi à 141 milliards, soit 2,6% et 4,7% de moins qu’en novembre et décembre 2011, et ce, malgré une très légère hausse de la rémunération. En effet, selon Bank Al-Maghrib, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois a augmenté de 2 points de base entre le troisième trimestre et octobre 2012, s’établissant ainsi à 3,73%. Vu que l’inflation ne devrait pas dépasser 1,7% en 2013, il n’y a aucun risque de dépréciation du capital. Bien au contraire. L’explication théorique est qu’en temps de crise et d’incertitude, les épargnants sont en général plus prudents.

En revanche, les dépôts à vue ont progressé de 4,2% sur une année glissante, à 383 milliards de DH. Mais rapportés à décembre 2011, ils ont fléchi de 0,3%.

Le crédit à l’habitat a fortement augmenté


Dans le même temps, les concours bancaires à l’économie ont atteint 704 milliards de DH, en hausse de 5,5% et 2,6% par rapport à novembre et décembre de l’année précédente. Cette appréciation a principalement servi à financer la consommation et le fonds de roulement des entreprises au détriment de l’investissement. Sur une année, le crédit à la consommation a marqué une croissance de 10%. Les crédits à l’habitat ont évolué au même rythme, à 150 milliards de DH. Par contre, les crédits aux promoteurs immobiliers se sont rétrécis de 2,8%. Cela signifie, entre autres, que les mises en chantier sont beaucoup moins importantes que par le passé.

Pourtant, dans sa dernière note de conjoncture, le Haut commissariat au plan, sur la base de l’enquête effectuée auprès des chefs d’entreprise, pronostiquait une tendance à la hausse de l’activité du BTP au 4e trimestre. Rapportés à décembre 2011, les crédits à l’équipement ont aussi reculé de 3,8%, et ont stagné sur une année. Les entreprises ont surtout profité de facilités à court terme d’où une nette augmentation des comptes débiteurs et crédits de trésorerie : +10,5% en une année et +3,3% par rapport à décembre 2011. Il est évident aussi que, dans ce contexte difficile, les banques sont conscientes qu’il est plus judicieux de donner un peu d’oxygène à des clients dont la trésorerie est presque structurellement déficitaire du fait, entre autres, des retards de paiement.

La Vie éco
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2013-01-09

Le stress au travail devient une responsabilité sociale dans les entreprises européennes

Le stress est-il en train de devenir la nouvelle épidémie du siècle ? Une étude de Vigeo vient apporter des réponses sur le sujet.
Le stress est-il en train de devenir la nouvelle épidémie du siècle ? Une étude de Vigeo vient apporter des réponses sur le sujet. Le cabinet a sondé plus de 700 grandes entreprises européennes et nord-américaines sur la question en procédant par une analyse comparée des engagements et des pratiques des entreprises en matière de gestion du stress au travail, en établissant des classements de performance par secteur d’activité, par pays d’origine et en faisant ressortir les entreprises les plus avancées. Tout comme l’étude a exploré la corrélation entre la qualité du dialogue social et la prévention du stress et démontré le lien entre la gestion du stress et la stratégie de gestion des risques RSE. L’étude avait également pour objectif d’explorer les liens entre les engagements de responsabilité sociale des entreprises, leurs actions et les résultats obtenus en termes de taux d’absentéisme.
Ainsi, elle révèle que seule une minorité d’entreprises semble traiter efficacement le problème du stress au travail : 19% des entreprises ont affiché un engagement public en faveur de la prévention du stress, et seule la moitié d’entre elles a fait état d’actions concrètes, ces mesures de prévention restant elles-mêmes très limitées dans la plupart des cas. Le secteur automobile et les industries électriques et gazières apparaissent comme les plus avancés, intégrant explicitement la gestion du stress à leur politique de santé-sécurité. Les entreprises les plus attentives à ce risque et les plus engagées à y faire face se situent en France, en Allemagne et au Royaume Uni.
Vigeo a établi une liste d’entreprises qui ont démontré, à travers leurs processus managériaux, des pratiques innovantes en termes de prévention du stress au travail. Fouad Benseddik, directeur des Méthodes et des relations institutionnelles de Vigeo, a souligné qu’«il devient clair que la prévention du stress au travail va solliciter les capacités d’engagement et de dialogue des entreprises ; les plus avancées en font déjà un levier d’innovation».




La Vie éco
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2013-01-17

71% de nos exportations sont des importations retravaillées !

Le textile et les faisceaux de câbles et composants électriques sont les premiers secteurs concernés par le travail à façon. Ils génèrent 75% de la valeur ajoutée créée à la suite de l’admission temporaire.
Le Maroc serait-il une sorte de simple atelier ? Les chiffres du commerce extérieur supposent une réponse affirmative. Sur les 174 milliards qu’ont rapporté les exportations en 2011, 123 milliards correspondent à des biens réexportés suite à des importations sous le régime de l’admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA), soit 71%. Ces réexportations ont même progressé d’environ 17% par rapport à l’année précédente. Ce qui veut dire que nos performances à l’export contribuent à l’aggravation de notre déficit commercial par le biais des intrants importés !

A elle seule, l’Europe a absorbé 90% du total. Dit autrement, le Vieux Continent reste le principal donneur d’ordre du Maroc. Pour preuve, les 8,2 millions de tonnes d’intrants qu’elle a fournies en 2011 totalisent 67 milliards de DH, soit 18,8% de la valeur globale des importations contre 17,2% une année auparavant. Ces importations en ATPA sont en hausse de 31%.

Le textile et les faisceaux de câbles et autres composants pour l’électricité sont les plus gros contributeurs avec 22% et 14,5% de la valeur totale des exportations en ATPA, et génèrent à eux seuls 75% de la valeur ajoutée créée à la suite de l’admission temporaire, soit environ 14,7 milliards de DH sur un total de 19,5 milliards. Toutefois, ces deux secteurs n’évoluent pas au même rythme. A fin 2011, le textile a généré une valeur ajoutée de 7,9 milliards DH contre 8,2 milliards en 2010, soit un recul de 4%. «Le secteur accuse le coup à cause de la baisse notable de la demande des donneurs d’ordre au niveau du marché traditionnel du Maroc, l’Europe en particulier, sans compter la baisse des prix pour faire face à la concurrence acharnée d’autres pays, notamment la Chine et la Turquie», explique une source à la division chargée du textile au ministère du commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies. En guise d’exemple, le segment de la chaussure a été sévèrement mis à mal vu que les marchés français et espagnol représentent 70% de ses commandes. De plus, cette bran-che subit de plein fouet les effets du retrait partiel de Kamper d’une grande partie de ses activités au Maroc.

Toutefois, en dépit de tous ces paramètres défavorables, les exportations globales du textile à fin 2012 auront progressé de 2 à 3%, selon les chiffres provisoires du ministère du commerce et de l’industrie, alors que l’Association marocaine des industries du textile de l’habillement (Amith) s’attendait à une stagnation (voir La Vie éco du 28 décembre 2012).

Hausse de la valeur ajoutée de l’industrie des câbles électriques et composants électroniques

A l’inverse, le secteur de l’industrie des câbles électriques et composants électroniques a généré une valeur ajoutée globale d’environ 6,7 milliards DH contre 5,8 en 2010, soit une augmentation de 17%. Selon le ministère du commerce et de l’industrie, les réalisations de ce secteur ont été en deçà de ses capacités, et ce, à cause de la crise qui s’est déclenchée en 2008. Mais, depuis deux ans, l’activité a commencé à reprendre et l’on assiste aujourd’hui à l’arrivée de nouveaux entrants tels que les équipementiers Fujikura, Yazaki, Sumitomo et Delphi. Ces derniers se sont installés récemment à Kénitra ou ont choisi cette ville pour l’extension de leurs unités principales de Tanger. Le regain d’activité observé, conjugué aux efforts d’intégration de la chaîne, fait progresser la création de valeur au niveau de ce secteur phare de l’export.
Par exemple, la société Coficab a monté une deuxième unité à Kénitra pour traiter le cuivre de plaque en fil, et fournir les fabricants de faisceaux qui n’avaient pas de fournisseur local et se trouvaient obligés d’importer en ATPA.

La société Tyko, pour sa part, est en train de développer le procédé de l’injection plastique pour modeler les connectifs (extrémités qui joignent deux faisceaux). Ainsi, le secteur intègre ses chaînes et monte de plus en plus en gamme, après s’être limité à ses débuts à une activité basée essentiellement sur la main-d’œuvre.

Il est à noter, d’une part, que l’ATPA représente 83% des exportations réalisées sous régimes économiques douaniers (RED), le reste est constitué d’ exportations dans le cadre d’admission temporaire simple (AT) ou d’entrepôt. D’autre part, la structure des exportations marocaines, largement dominée par les réexportations en d’ATPA, aggrave la concentration sur le marché traditionnel de l’Europe (58% des importations), avec tout ce que cela suppose comme dépendance vis-à-vis de ses donneurs d’ordre.

Maroc : Les demi-produits constituent 37% des produits reçus en ATPA

A l’importation, les principales catégories de produits reçus en ATPA consistent en demi-produits avec une part de 37%. Cette catégorie englobe les transistors, les produits chimiques, le cuivre, les papiers et cartons, les matières plastiques artificielles et les files et câbles électriques. Les biens finis de consommation représentent 22,6% des importations en ATPA, et concernent le tissu de coton et le tissu de fibres synthétiques. Tandis que les réexportations après ATPA sont constituées à 42,5% de demi-produits, notamment les engrais naturels et les composants électroniques. Les produits du textile (vêtements confectionnés, des articles de bonneterie) et cuir (chaussures) viennent directement après avec 28,8% des réexportations.
Naoufel Darif. La Vie éco
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2013-01-18 

Le Maroc démarche des constructeurs et équipementiers américains

Dernière mise à jour :

L'Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) a participé, dans le cadre de son plan de démarchage commercial des investisseurs américains, à l'Automotive News World Congress, qui s'est déroulé du 14 au 17 janvier à Detroit aux Etats-Unis.
Cet évènement constitue la tribune de référence, où sont conviés les leaders de l'industrie automobile, pour partager les enjeux et stratégies du secteur, au titre de l'année qui commence, alors que le secteur connaît un rebond et affiche sa bonne santé aux Etats-Unis, indique l'AMDI dans un communiqué .
Cette participation, la première du genre pour le Maroc, constitue pour l'AMDI un point de contact privilégié avec les constructeurs et équipementiers américains de premier et deuxième rang.
Une vingtaine de rencontres d'affaires (B2B) ont été tenues afin de mettre en lumière les potentialités et les atouts du Maroc et de promouvoir le Royaume en tant que plateforme d'investissement régionale pour les acteurs américains.
La délégation marocaine comprenait des représentants de l'AMDI, de l'AMICA, de Tanger Automotive City (TMSA) ainsi que des experts du secteur automobile national, précise le communiqué.

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