mercredi 7 septembre 2011

Plus de 5 millions de touristes ont visité le Maroc à fin juillet 2011


Le volume des arrivées de touristes aux postes frontières a atteint 5,8 millions à fin juillet 2011, affichant ainsi une hausse de 3,4% par rapport à la même période de 2010, selon des statistiques du ministère du Tourisme et de l'Artisanat.
Cette tendance positive a concerné la majorité des principaux marchés, à savoir la France (+3%), l'Allemagne (+13%), le Royaume Uni (+9%), la Belgique (+14%) et la Hollande (+9%), indique le ministère, relevant, toutefois, une baisse de 3% des arrivées touristiques provenant de l'Espagne.
Durant les sept premiers mois de l'année en cours, le nombre des arrivées aux postes frontières aériens a enregistré une progression de 6,6%, alors que les voies maritime et terrestre ont accusé des baisses respectives de 1% et de 5%.
Par ailleurs, les nuitées réalisées dans les établissements d'hébergement touristique classés jusqu'à fin juillet dernier ont reculé de 2,4%, précise la même source.
A l'exception de la ville d'Agadir où les nuitées se sont stabilisées, la majorité des principales destinations du Royaume ont vu leurs nuitées régresser au cours des sept premiers mois de 2011.
Par marché émetteur, la baisse des nuitées du tourisme récepteur est principalement attribuée aux marchés français (-11%) et espagnol (-29%). En revanche, les marchés britannique, allemand, belge et arabe ont enregistré des hausses notables de 6%, 8%, 15% et 2% respectivement.
Quant au marché des résidents, qui représente presque le quart des nuitées totales, il a augmenté de 12,4% à fin juillet dernier comparativement avec la même période de l'année précédente.

Depuis le début de 2011, le taux d'occupation moyen des chambres a baissé de deux points par rapport à la même période de 2010 pour s'établir à 42%.
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Marrakech: les premières journées professionnelles du tourisme ajournées d'un mois, 7/9 octobre


Les premières journées professionnelles du tourisme, prévues initialement du 9 au 11 septembre courant à Marrakech, ont été reportées du 7 au 9 octobre prochain, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.
Le report des journées, initiées conjointement par l'Office National Marocain du Tourisme (ONMT) et la Fédération Nationale du Tourisme (FNT), a été motivé par le grand intérêt manifesté par les prescripteurs et la volonté d'offrir l'opportunité à un nombre important de partenaires et d'organisations d'y participer, précise-t-on de même source.
"Aussi a-t-il été jugé opportun de différer l'organisation des premières journées professionnelles du tourisme dédiées au tourisme d'affaires pour assurer une participation exhaustive de tous les corps de métiers à cet évènement et apporter aux organisations invitées des réponses sur mesure à leurs attentes", expliquent les organisateurs.
Placées sous le thème "Offre nationale en tourisme d'affaires et opportunités de business", ces journées constitueront un espace d'échange pour mettre en relation, pour la première fois au Maroc, les organisateurs d'événements et les prestataires de services MICE (conférences, incentives, conventions, salons).
Les réunions d'entreprises étant au coeur de la stratégie du tourisme interne mise en place par l'ONMT, l'organisation des journées dédiées à ce segment vient conforter la dimension régionale afin de permettre aux entreprises marocaines, prescriptrices de séminaires, team-building, entre autres, de s'enquérir de la diversité et des nouveautés de l'offre dont regorge les différentes destinations.
MAP-www.aufaitmaroc.com

Printemps arabe, attentat de Marrakech, le ramadan en été... Le tourisme à rude épreuve


Le calendrier lunaire qui fait coïncider le ramadan avec l'été, les aspirations à la démocratie dans certains pays arabes et l’attentat terroriste perpétré à Marrakech, autant d'événements qui ont porté un sérieux coup de frein au tourisme. Des chiffres de juillet, il ressort que l’impulsion donnée par le lancement de la vision 2020 a été contrariée. Mais à la Fédération Nationale du Tourisme, l’humeur se veut sereine. Un comité de suivi de crise vient d’être mis sur pied.

La place Jemaâ El Fnaa de Marrakech, haut lieu du tourisme. / K. Alaoui
La place Jemaâ El Fnaa de Marrakech, haut lieu du tourisme. / K. Alaoui
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Le secteur du tourisme ne semble pas connaître de répit. Après la crise économique de 2009 durant laquelle les clients habituels du Maroc ont moins dépensé d’argent pour leurs loisirs, c’est au tour du printemps arabe, du ramadan qui coïncide (et qui coïncidera encore pour quelques années) avec la haute saison et de l’attentat contre le café Argana de Marrakech, de venir contrarier les calculs des professionnels.
De l'euphorie à la déprime
Cependant, les baisses enregistrées au niveau des arrivées et des nuitées ne sont que relatives, de l’avis de Mohamed Saïd Tahiri, directeur général de la Fédération Nationale du Tourisme (FNT):
“J’aimerais rappeler que nous avons démarré une excellente année 2011 grâce au contrat programme signé en novembre 2010 devant SM le Roi lors des assises du tourisme. Les deux premiers mois de 2011 ont été euphoriques. Nous avions alors enregistré des progressions des arrivées de  +13%, de +14% pour les nuitées, + 4 points du taux d’occupation, +7,3% des prospects touristiques… ”
MOHAMED SAÏD TAHIRI, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DU TOURISME
Mais l’Histoire prend parfois des tours inattendus…
Puis vint le printemps arabe
Avec la Vision 2020, présentée au Roi en novembre 2010 par Yassir Znagui le ministre du Tourisme et de l’artisanat, le Maroc compte attirer 20 millions de touristes par an et se classer parmi les 20 premières destinations mondiales. Les chiffres du mois de juillet avancés par la FNT montrent que le chemin reste long et semé… d’inconnues: “(…) le volume des arrivées aux postes frontières a atteint 5,8 millions, enregistrant une évolution de +3,4% par rapport à l’année dernière (…). Les nuitées totales enregistrées dans les établissements classés, jusqu’à fin juillet 2011, ont baissé de -2,4%”.
Ces statistiques font dire au directeur de la FNT que la croissance du tourisme traverse une crise mais n’est cependant pas en récession: “Nous nous attendons à une année difficile et nous restons sereins car nous travaillons sur le long terme qu’est la vision 2020”.
Un comité de veille mis sur pied
À l’image du comité de veille stratégique, créé en 2009 afin de soutenir les différents secteurs économiques exportateurs, un comité similaire vient d’être mis sur pied pour suivre l’évolution de la crise du tourisme. À cette exception près qu’il n'est pas question, pour l’heure, de demander des subventions à l’État.
Ce comité, appelé à se réunir à la mi-septembre, est composé par le ministère de tutelle, de la FNT, de l’observatoire du tourisme et de l’Office National Marocain du Tourisme: “la mission de ce comité est d’analyser la tendance de la situation et d’évaluer l’importance de la crise. Les mesures que nous proposerons seront proportionnelles à la gravité de la situation”, affirme Mohamed Saïd Tahiri qui dit lancer un appel au secteur bancaire afin qu’il continue à accompagner le tourisme vu son caractère économiquement porteur: “nous comptons au Maroc 1.450 sources touristiques encore non exploitées”.
Ramadan: la diète imposée
Pour mesurer l'impact du mois de ramadan qui coïncidera pour les huit prochaines années avec l'été, la FNT a initié en 2010 l'analyse des détails de la tendance des nuitées et des arrivées. Les statistiques qui suivent concernent donc l'année précédente, celles de cette année étant en cours d'élaboration. Il est dit dans ce document que “l'analyse des arrivées aux hôtels montre clairement un renversement de la tendance à partir de la 2ème quinzaine du mois d'août (+1% sur la première quinzaine contre -28% sur la deuxième quinzaine). L’effet de ramadan a été plus marqué au niveau du tourisme interne dont le repli au cours de la 2ème quinzaine a été de -45%, participant ainsi à hauteur de -30% à la baisse des nuitées totales de ce mois-ci.”
Baisse des dépenses, méconnaissances des us
Le document de la FNT montre qu'il y a baisse de la dépense moyenne par touriste et par séjour. Cette baisse concerne surtout les services hors hébergement (restauration, bar/café, animation et shopping).
Par ailleurs, deux problèmes ont été soulevés par les touristes étrangers en visite à Marrakech ainsi qu'à Agadir, à en croire la FNT: les horaires d’ouverture inhabituels des restaurants et des magasins (33% des touristes interrogés soulèvent ce problème à Agadir contre 39% à Marrakech) et le manque d’information sur les coutumes et les traditions relatives au mois sacré (13% à Agadir et 15% à Marrakech).
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lundi 5 septembre 2011

Maroc : Zouhaïr Bennani, labellisé Carrefour


Après les hypermarchés, le PDG de Label’Vie utilise désormais l’enseigne française pour ses supermarchés. Un rapprochement décisif.

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Gagner la confiance de Carrefour n’est pas une mince affaire. Partenaire un jour ne rime pas avec toujours, comme l’a prouvé, en 2009, le divorce entre le géant français et l’homme d’affaires algérien Abdelouahab Rahim. À l’inverse, sous l’impulsion de son PDG Zouhaïr Bennani, le marocain Label’Vie vient quant à lui de passer un cap décisif dans son rapprochement avec le numéro deux mondial de la grande distribution.
Carrefour market
Déjà exploitant de la franchise Carrefour pour les hypermarchés, et après avoir externalisé sa logistique auprès d’un prestataire commun, le fondateur de Label’Vie a obtenu l’autorisation d’utiliser au Maroc le concept de Carrefour Market, destiné aux moyennes surfaces. Depuis le 28 juillet, douze de ses points de vente opèrent sous cette enseigne. Fin 2011, l’ensemble des 44 magasins Label’Vie auront suivi.
Augmentation de 10% du chiffre d'affaires
Pour Zouhaïr Bennani, l’enjeu est de taille. À la clé, il peut espérer une augmentation du chiffre d’affaires de ses points de vente d’au moins 10 %, comme l’ont démontré les tests réalisés pendant six mois à Fez, Marrakech et Agadir. Parmi les atouts de cette nouvelle franchise : plus de références, des premiers prix de 20 % à 40 % moins chers que ceux des marques leaders, et le développement de synergies entre les hyper et supermarchés propriétés de Label’Vie. Estimé à 3,5 millions, le coût de ce virage stratégique reste cependant très raisonnable au vu des autres investissements programmés par Zouhaïr Bennani pour transformer en Carrefour les huit hypermarchés Metro acquis fin 2010 (26 millions d’euros).
Concurrencer Marjane
Afin de financer son développement, le groupe a décidé, lors de son assemblée générale, le 30 juin, de procéder bientôt à une augmentation de capital qui pourrait atteindre 44 millions d’euros. Coté depuis 2008 à la Bourse de Casablanca, Label’Vie avait déjà procédé, à l’automne dernier, à une émission obligataire de 44,5 millions d’euros. Plus que jamais marié à Carrefour, le groupe de Zouhaïr Bennani peut revoir à la hausse ses objectifs sur le marché marocain, dominé par Marjane. Le patron aurait aussi quelques ambitions hors de ses frontières : pourquoi pas en Algérie ou au Sénégal ?

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Richard Attias : de Manhattan à Marrakech


Véritable gourou de l’événementiel, célèbre dans le monde entier pour avoir mis sur pied des sommets planétaires, l’homme d’affaires marocain consacre désormais son talent aux grandes questions économiques. Et à leur résolution.
En juin, Richard Attias organisait à Manhattan le New York Forum (NYF), événement phare de l’économie mondiale. En décembre, il sera au congrès des Bourses africaines, organisé à Marrakech sous les auspices de la Bourse de Casablanca.
Passé maître dans l’organisation de manifestations prestigieuses, ce Marocain de 51 ans (né à Fès en 1959, il a tenu à garder sa nationalité) s’est arrêté à Paris en août pour rencontrer la rédaction de Jeune Afrique, magazine qu’il lit « depuis l’âge de 14 ans ». Son visage hâlé, ses yeux clairs et ses cheveux blancs, son ton posé et sympathique en viendraient presque à faire oublier que l’on est en face du détenteur de l’un des plus imposants carnets d’adresses du monde.
Son fait d’armes le plus illustre est le forum de Davos, auquel il a collaboré pendant quinze ans. Avènement de l’euro en 2000, congrès de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) au Bourget en 2004 (grand show à l’américaine qui a porté Nicolas Sarkozy à la tête du parti), sommet de la paix en Jordanie et lancement de la Global Clinton Initiative en 2005… Celui qu’on a également aperçu dans les magazines people pour avoir épousé Cécilia, l’ex-femme de Sarkozy, a enchaîné les succès et s’est retrouvé à la tête d’une véritable multinationale de la communication (comptant 3 000 références et plus de 500 employés) au sein du groupe Publicis, où il devient président de Publicis Events Worldwide, en 2004, et de PublicisLive, qu’il a contribué à créer, en 2007.
En 2008, il quitte Publicis et lance à New York Richard Attias & Associates, une entreprise pour se recentrer, de taille plus restreinte (une trentaine de collaborateurs) et d’un genre nouveau : « Je veux bâtir des alliances avec des partenaires qui ont la même motivation que moi à trouver des solutions à certains problèmes majeurs. »
Il faut coller le plus possible à l’actualité afin d’apporter des thèmes de réflexion utiles.
Richard Attias, homme d'affaire marocain
À la différence du Forum économique mondial de Davos, créé en 1971, le NYF est « son » forum et il applique des méthodes bien à lui : « En premier lieu, être concret. Puis bâtir un programme condensé. Parce que les personnalités économiques qui y participent n’ont pas plus de quarante-huit heures à consacrer à des séances de travail de ce type. » Quant aux thèmes traités, si les grandes lignes sont connues un an auparavant, Richard Attias ne les définit que dans les derniers jours : « Nous sommes à une époque où les cycles s’accélèrent. Les crises sont de plus en plus fréquentes, intenses et rapides. Et les moments de calme qui les séparent sont de plus en plus courts. Il faut coller le plus possible à l’actualité afin d’apporter des thèmes de réflexion utiles. » Utiles ? Une autre caractéristique du NYF est justement de se terminer par l’édition d’un livre blanc, ensuite présenté au G20.
La recette fonctionne : en juin dernier, la seconde édition du New York Forum obtient un retentissement planétaire. C’est notamment la première fois qu’au cœur de la capitale mondiale de la finance 700 chefs d’entreprise, dont la moitié sont américains, s’interrogent sur le Printemps arabe et ses conséquences économiques.
Quand on lui demande quelle est la place de l’Afrique subsaharienne dans « tout ça », Richard Attias répond avec un grand sourire : « Le New York Forum accorde déjà une place particulière aux pays émergents, et à l’avenir il s’attachera de plus en plus à montrer le rôle que peut jouer l’Afrique dans l’économie mondiale. » Dès la prochaine édition, en juin 2012 ? Sourire à nouveau : « Pourquoi pas ? Le monde change à une telle vitesse qu’il m’est impossible de dire aujourd’hui de quoi l’actualité économique internationale sera faite en juin prochain. »

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Maroc : Karim Mazouzi double ses capacités


Le fondateur du Marocain Accent croit au marché de l’ordinateur personnel. La preuve ? Il construit une deuxième usine.
Installée depuis 2000 dans la zone industrielle de Mohammedia, Accent, la PME de Karim Mazouzi, emploie une centaine de personnes et fabrique le « premier ordinateur 100 % marocain ». C’est la grande fierté de ce fils d’émigrés arrivé dans ­l’informatique sur le tard, après des études de géomètre-topographe au Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. Après avoir roulé sa bosse en France dans le bâtiment puis l’automobile, il est parti à l’assaut de ce secteur en créant, en 1994, DBM France. L’année suivante, il s’est installé à Casablanca pour y fonder DBM Maroc, « un vieux projet ». Il y vend du matériel informatique, des consommables, des services de réparation…
Avec la croissance du marché de l’ordinateur personnel, Karim Mazouzi flaire l’opportunité de créer sa propre marque. Ce sera Accent, née en 2000. Son usine continue d’assembler pour des grandes marques (Toshiba, Dell) mais, aujourd’hui, la marque maison écoule 20 000 unités par an, dont près de 80 % de portables. Le premier semestre 2011, marqué par un double ralentissement imputable au Printemps arabe  – report des achats de biens d’équipement et arrivée sur le marché marocain des stocks constitués par les constructeurs en Tunisie, en Égypte et en Libye –, a été « blanc ». Mais les carnets de commandes pour la rentrée de septembre sont pleins.
"Netbook" rose
Accent réalise un gros tiers de ses ventes dans le cadre des grands appels d’offres, notamment ceux du ministère de l’Éducation nationale, qui reconduira en 2011-2012 le programme Injaz : pour équiper les étudiants en matériel informatique, les netbooks (11 pouces) d’Accent font fureur. Cette année, afin d’attirer de nouveaux clients, la marque a innové : elle propose désormais des netbooks de couleur rose, fins et ultralégers. Un must pourworking girl…
Des idées, Karim Mazouzi en regorge. Président de l’Association des entreprises de la zone industrielle de Mohammedia, il dénonce les freins à l’investissement, surtout en ce qui concerne la disponibilité et le prix du foncier. « L’État ne fait rien pour encourager la création d’entreprise. Or, la seule réponse à la grogne des jeunes, c’est l’emploi. » Lui-même va recruter à terme 100 nouveaux salariés, car, à quelques centaines de mètres du siège d’Accent, les travaux de construction d’une nouvelle usine vont bon train. Coût de l’investissement : 30 millions de dirhams (2,6 millions d’euros). Pour financer toutes ses ambitions, Accent pourrait recourir au marché. Introduction à la Bourse de Casablanca envisagée fin 2012. 

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lundi 29 août 2011

Agadir: Les professionnels en quête de pistes de relance dans une conjoncture morose


Face au marasme qui plombe aujourd'hui le tourisme, les professionnels du Souss-Massa-Draa tablent sur la mobilisation et l'esprit d'anticipation au niveau des principaux marchés émetteurs et une réelle mise à niveau du produit, dans l'espoir de relancer un secteur stratégie pour le développement régional.
"Nous faisons face à une conjoncture difficile" marquée par la crise financière mondiale et ses retombées sur l'industrie du voyage, l'instabilité politique dans certains pays de la région, ainsi que l'impact de l'attentat qui a frappé Marrakech en avril dernier, souligne le président du Conseil régional du tourisme (CRT), Abderrahim Oumani, à l'occasion du Conseil d'administration de cette instance réunie mercredi.
Si Agadir a enregistré durant les quatre premiers mois de l'année une progression d'environ 22 pc, la tendance s'est renversée depuis. Un recul notable a été constaté au niveau de destinations stratégiques comme les marchés français et allemand. Le nombre de touristes russes, en évolution ces deux dernières années, ne cesse de régresser accusant une baisse de 60 pc en juillet dernier.
Aujourd'hui, la réactivité et l'esprit d'anticipation des professionnels est de mise, insiste M. Oumani.
Toujours plus de promotion
A l'mage d'Abdellatif Abid, hôtelier et consul honoraire de la Russie à Agadir, nombre de professionnels plaident pour un effort plus soutenu des opérateurs et des pouvoirs publics en termes de promotion et de communication, autant au niveau des marchés traditionnels que sur des destinations à fort potentiel comme la Russie et la Pologne.
Ils insistent, tout aussi, pour renverser la tendance baissière sur la mise à niveau du produit et le développement de nouvelles niches à fortes valeur ajoutée, l'animation de la destination, ainsi que la programmation de dessertes aériennes directes.
Tout en pointant du doigt en premier une conjoncture macro-économique internationale difficile, Nicolas Malet qui représente un Tour opérateur international actif sur Agadir, n'en regrette pas moins la faiblesse de la capacité litière de la station, un handicap majeur bien que 2000 nouveaux lits s'ajouteraient, d'ici la fin de l'année, aux 25.000 environ que compte la station, dont la moitié reste encore à rénover.
Ce professionnel qui coiffe la commission marketing au sein du CRT d'Agadir, minimise, par contre, l'impact sur le secteur de l'acte terroriste perpétré à Marrakech, donnant pour preuve la bonne tenue du marché britannique et l'intérêt que ne cesse de porter les française pour la destination Maroc.
Le président de la commission évènements et animation, Khalil Tizniti, regrette, pour sa part, la tendance de certains TO à vouloir pousser les professionnels marocains à brader les prix, en invoquant des destinations voisines comme la Tunisie et l'Egypte où le secteur est aujourd'hui plein dans la tourmente.
Réussir la Vision 2020
Il est temps, selon cet hôtelier, de s'adapter aux nouvelles réalités du secteur en mettant notamment à profit les avantages des réservations directes sur internet.
Devant "les grands défis" auxquels fait face aujourd'hui la destination, le wali de la région Souss-Massa-Draa, Mohamed Boussaid, juge nécessaire de capitaliser les efforts déployés ces dernières années pour consolider et fidéliser les marchés stratégiques de la région, conquérir de nouveaux marchés et encourager le marché national.
La Vision 2020 permet, selon lui, de consolider le partenariat entre professionnels et pouvoirs publics pour promouvoir en priorité " la qualité et la gouvernance du tourisme à l'échelle régionale et la capacité à répondre aux attentes des touristes tout en valorisant durablement les ressources".
Pour M. Boussaid, le salut passe par "un ciblage minutieux de la clientèle potentielle sur de nouvelles niches à fore valeur ajoutée et par le développement d'outils de communication et de promotion de nouvelles générations".
Dans ce sens, le président du CRT a annoncé qu'Agadir continuera à être présente au niveau des principales foires et salons touristiques internationaux de même qu'il sera, pour la deuxième année consécutive, hôte de nombreux tournois golfiques avec en tête le prestigieux Trophée Hassan II et la Coupe Lalla Meryem qui ont connu, l'an dernier, un franc succès sportif et touristique.
Après une année 2010 marquée par une réelle embellie, les professionnels de la première station balnéaire restent optimistes dans la capacité de transcender l'actuelle conjoncture peu favorable et pouvoir relancer un secteur crucial pour le développement de la région.
Omar Achy/MAP
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