mardi 7 août 2012

El Azami El idrissi : "Il n'y a pas de crise économique au Maroc"


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Driss El Azami El idrissi, a nié l'existence d'une crise économique au Maroc, soulignant que "les difficultés conjoncturelles" qu'affronte le pays actuellement seront bientôt maîtrisées à travers l'adoption par le gouvernement de mesures d'urgence et sur le moyen terme.
Dans un entretien avec le journal "Attajdid" publié lundi, M. El Azami a précisé que le gouvernement a approché cette conjoncture "d'une manière intelligente", en adoptant des mesures d'urgence, dont la mobilisation de fonds étrangers et l'encouragement des investissements extérieurs, soulignant que la principale difficulté découle de la baisse des réserves en devises et que le gouvernement est décidé d'y remédier.
A ce propos, le ministre a relevé les indicateurs positifs de l'économie nationale, à l'instar de l'indice de la production industrielle qui a augmenté de +3,7 pc, bien mieux que la performance de 2011.
M. El Azami prévoit que le produit intérieur brut non agricole du Royaume augmente de 4,5 pc à la fin de l'année en cours et ce, en dépit des conditions climatiques défavorables liées au retard des pluies et à la sécheresse.
S'agissant de l'indicateur du marché du travail, M. El Azami a relevé que le premier trimestre de cette année a été marqué par la perte de 109 mille emplois, notamment dans le monde rural.
Toutefois, poursuit-il, quelque 96 mille emplois ont été créés en milieu urbain pendant la même période. Ces créations d'emplois ont atteint 112 mille postes au deuxième trimestre de l'année en cours.
Le responsable marocain a conclu que les indicateurs du déficit budgétaire restent "positifs", soulignant que le gouvernement est décidé d'appliquer son programme dont l'objectif est un déficit de 3 pc à l'horizon 2016, sachant que lors de la nomination de l'exécutif, le déficit était de 6,9 pc hors privatisations.
Il a ajouté que ce déficit sera stabilisé aux environs de 5 pc cette année à la faveur de la dernière hausse des prix des hydrocarbures qui permettra d'économiser 5,7 milliards dirhams.
MAP-www.aufaitmaroc.com

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lundi 6 août 2012

Services de télécom : Baisse des prix


Les prix des services des télécommunications continuent à baisser pour le deuxième trimestre de l'année 2012, a annoncé jeudi l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) dans un communiqué. 
Pour le mobile, l'Average revenue par minute (ARPM) est passé de 0,78 DH hors taxe par minute (HT/Min) à fin juin 2011 à 0,62 DH HT/Min à fin juin 2012, marquant ainsi une baisse de 21 %, alors que l'usage moyen sortant mensuel par client mobile s'est apprécié de 16 % pour atteindre 67 min par client et par mois. 
Le prépayé prédomine toujours avec une part de 95,35 % contre 4,65 % pour le postpayé, ajoute la même source. 
Quant au fixe, son ARPM est passé de 0,94 DH HT/Min à fin juin 2011 à 0,84 DH HT/Min à fin juin 2012, soit une baisse de 11 %, indique l'ANRT ajoutant que la facture moyenne de l'internet a baissé de 28 %, passant de 75 DH HT par mois et par client à fin juin 2011 à 54 DH HT à fin juin 2012. 
Pour l'internet 3G, cette facture est passée de 54 DH HT par mois et par client à fin juin 2011 à 37 DH HT par mois et par client à fin juin 2012, marquant ainsi une baisse de 31 %. Pour l'ADSL, elle est passée de 132 DH HT par mois et par client à fin juin 2011 à 125 DH HT par mois et par client à fin juin 2012, soit une baisse de 5 %. 
Le parc des abonnés à la téléphonie mobile a renoué avec la croissance après le léger recul constaté en mars dernier. Ce parc a atteint 37.422.105 à fin juin 2012, en évolution de 3,27 % par rapport au premier trimestre et de 7 % par rapport à la même période de 2011. Le taux de pénétration au terme du second trimestre 2012 est de 115,07 % contre 112,59 % à fin mars. 
Le parc global des abonnés à la téléphonie fixe a atteint 3.444.546 enregistrant une baisse trimestrielle de 2,5 % et annuelle de 5 ,53 %. Le taux de pénétration enregistré au terme de ce trimestre est de 10,59 %. 
Le parc internet s'élève à 3.759.432 d'abonnés réalisant un taux de croissance trimestriel de 9,13 % et annuel de 60,27 %. Ainsi, le taux de pénétration de l'internet a atteint 11,56 %. 
Les abonnés internet 3G (83,22 % du parc internet global) ont enregistré un taux de croissance trimestriel de 10,46 % et annuel de 72,20 %, alors que les abonnés à l'ADSL ayant au moins un débit de 4 Mbits/s représentaient près de 99 % des abonnés internet à fin juin 2012.

Samedi 4 Août 2012
Libé.ma

Le gouvernement tenté par de nouvelles hausses des prix : Nizar et les chiffres qui font peur

Marocaines et Marocains, vous êtes ardemment invités par le gouvernement Benkirane à serrer davantage la ceinture. Au cas où vous auriez quelques doutes, Nizar Baraka, l’argentier du Royaume, s’est chargé de vous le rappeler. Les chiffres sont effarants. Ils sont là pour vous rappeler que les six premiers mois de ce mandat tranchent terriblement avec les promesses miroitées toute une campagne durant. 
Lors  d'un exposé devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, le ministre de l'Economie et des Finances, Nizar Baraka, a dressé un tableau noir de l’économie nationale avec un déficit qui a atteint 99 milliards de dirhams ; la cause principale étant la facture pétrolière qui a augmenté de 80%. Une explication allant dans le sens, comme le laissent prévoir certaines sources proches du GPM, d’une nouvelle augmentation dès le mois de septembre. Il a expliqué que la conjoncture qui prévaut dans la Zone euro et la volatilité des cours des matières premières et de change ont eu une incidence négative sur l'économie nationale, ce qui s'est répercuté sur la demande extérieure adressée au Maroc. 
Le ministre de l’Economie et des Finances a également souligné que les dépenses budgétaires ont connu une augmentation de 49,7% par rapport à la même période de l'année écoulée, pour atteindre 1,8 milliard de dirhams. Il a donc demandé une rationalisation des dépenses, ce qui se traduira par une certaine austérité au niveau du fonctionnement de certains ministères qui souffrent déjà d’insuffisances comme l’enseignement, la santé pour ne citer que ces deux cas-là. 
D’autres indicateurs plus alarmants encore comme la perte de 109.000 emplois laissent planer l’inquiétude sur l’avenir de notre économie. Il en va de même pour les réserves de devises qui sont estimées à seulement 60 milliards de dirhams. 
L’argentier du Royaume qui était accompagné de Idriss Azami Al Idrissi, ministre chargé du Budget, a imputé la conjoncture à  la crise internationale, et plus particulièrement celle qui sévit dans la Zone euro et qui  a eu  un impact négatif sur l’économie nationale à travers la régression de la demande externe, l’augmentation des prix des matières premières. Le ministre de l’Economie a invoqué également la question de la liquidité monétaire, le recul des nuitées touristiques ainsi que celui des crédits destinés au secteur immobilier. Bref, après six mois d’exercice, le gouvernement a enfin daigné reconnaître que l’image qu’il donnait aux Marocains de leur économie était fausse. 
Le Centre marocain de conjoncture, présidé par Habib El Malki a, à maintes reprises, alerté dans ses notes de conjoncture, sur la gravité de la situation. Cependant, à chaque fois, c’étaient des sorties médiatiques des membres du gouvernement Benkirane qui venaient démentir les prévisions dudit centre ainsi que celles d’autres instances nationales et internationales. En fait, admettre les impacts de la crise par le gouvernement semble être une préparation pour d’éventuelles hausses des prix des matières subventionnées et peut-être le démantèlement de la Caisse de compensation qui se traduira par une cherté de la vie et une crise plus aiguë que celle tracée par l’argentier du Royaume.
http://www.libe.ma

Des entrepreneurs marocains en immersion à la Silicon Valley

L’Association des professionnels marocains en Amérique vient d’organiser sa première conférence à la Silicon Valley. Un atelier formateur pour les porteurs de projets marocains.


L’Association des professionnels marocains en Amérique (AMPA) a organisé dernièrement sa première conférence à la Silicon Valley sur le thème de l’entrepreneuriat technologique et de la création des sociétés start-up. La conférence, tenue à l’Université Stanford à Palo Alto en Californie (ouest des États-Unis), a rassemblé des entrepreneurs et investisseurs de l’industrie de la haute technologie installés aux États-Unis, au Canada et au Maroc, venus s’informer et bénéficier du savoir-faire de la Silicon Valley, haut lieu des industries de pointe aux États-Unis, indique un communiqué de l’AMPA parvenu le 30 juillet à l’agence MAP.

Mettre en lumière les bonnes pratiques

Cette rencontre visait à faire la lumière sur les bonnes pratiques pour le lancement de start-up et à encourager la délocalisation de ses entreprises et l’externalisation de leurs procédures IT (technologies de l’information) au Maroc, selon la même source. L’évènement a également permis aux participants de s’informer des expériences réussies en la matière et couvert plusieurs thématiques, y compris le développement d’un business plan technologique et les financements de type «Venture Capital».
Les participants ont pu profiter notamment du coaching, de l’expertise et des conseils pratiques des différents intervenants pour pouvoir lancer, financer et développer leurs propres start-up.
Le président de l’AMPA, Yassir Abousselham, a souligné à cette occasion l’engagement de son association à continuer d’organiser des évènements similaires à même d’avoir un «impact positif sur le développement professionnel de nos membres et encourager les échanges économiques entre les États-Unis et le Maroc». 
Publié le : 31 Juillet 2012 - MAP- http://www.lematin.ma

Tourisme Le Maroc veut attirer un million de visiteurs britanniques par an


Le Maroc s’est fixé comme objectif d’attirer plus d’un million de touristes britanniques par an, a rappelé le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, cité par la MAP le 30 juillet, soulignant que plusieurs actions sont entreprises pour réaliser cet objectif, notamment à travers des campagnes agressives de communication et de sensibilisation. Ces campagnes visent également les leaders d’opinion en Grande-Bretagne et les professionnels du secteur afin de les sensibiliser aux divers atouts touristiques du Maroc, a précisé le ministre, notant que son département étudiait la possibilité de signer de nouvelles conventions avec les tour-opérateurs britanniques dans le but d’approfondir les liens de partenariat et augmenter les flux des touristes britanniques vers le Maroc.
Revenant sur la campagne de communication marocaine sur ce marché, M. Haddad a expliqué qu’elle mettait en avant «les spécificités du Maroc unique et exceptionnel» tout en mettant l’accent sur les avantages comparatifs dont jouit le Royaume, en particulier sa proximité géographique par rapport à la Grande-Bretagne (moins de trois heures de vol), son héritage culturel et civilisationnel ainsi que ses infrastructures touristiques. M. Haddad a, par ailleurs, fait état des efforts consentis auprès des compagnies aériennes dans le but de les inciter à augmenter les fréquences de leurs vols sur le Maroc, en particulier sur les destinations matures comme Agadir et Marrakech.

Une offre touristique territorialisée

Le ministre n’a pas manqué de souligner l’importance de sensibiliser le grand public concernant la Vision 2020 et les efforts consentis par le Maroc pour atteindre 20 millions de touristes par an à l’horizon 2020. Le Royaume est en train de diversifier son produit touristique, en territorialisant l’offre, a-t-il dit, mettant l’accent sur la nécessité d’aller vers de nouveaux partenaires surtout dans les principaux marchés émetteurs de touristes pour leur expliquer les stratégies mises en œuvre par le Maroc pour le développement du secteur du tourisme. Soulignant que la conjoncture internationale, marquée en particulier par la crise économique et financière en Europe, «n’est pas facile», le ministre a précisé qu’il fallait se garder de «confondre cette conjoncture avec la Vision 2020». Il a, dans ce contexte, appelé à piloter et à agencer la stratégie marocaine en fonction des facteurs conjoncturels.
Les efforts s’intensifieront pour réaliser l’objectif d’attirer 20 millions de touristes par an à travers la mise en œuvre de stratégies visant notamment la territorialisation de l’offre, la promotion du tourisme de niche et le renforcement des liens de partenariat avec les acteurs étrangers. Le tourisme marocain a fait montre, durant les 20 dernières années, d’une grande résilience face aux crises internationales, explique M. Haddad, citant notamment la première guerre du Golfe, les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis et la crise économique internationale de 2008.
«En dépit de ces crises, le tourisme marocain a montré une résilience qui témoigne du degré de maturité du secteur», a-t-il indiqué, appelant à garder le cap sur la Vision 2020 en intensifiant notamment les efforts visant à attirer davantage de touristes à partir des pays émergents et de conquérir des marchés qui n’ont pas été réellement affectés par la crise économique internationale. Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’investir dans la qualité du produit touristique marocain, soulignant que le Maroc prendra part à la prochaine édition du World Travel Market (deuxième plus grand salon mondial du tourisme), prévue à Londres vers la fin de l’année, avec la même détermination de renforcer sa présence sur le marché britannique en capitalisant sur l’image très positive dont jouit le Royaume dans ce pays. «Le marché britannique est extrêmement porteur et jouit d’une place privilégiée au sein de la stratégie marocaine de promotion du secteur», insiste le ministre du Tourisme.
Repères
  • Le tourisme marocain a fait montre, durant les 20 dernières années, d’une grande résilience face aux crises internationales, notamment la première guerre du Golfe, les attentats du 11 septembre 2001 et la crise économique internationale de 2008.
  • Le Maroc prendra part à la prochaine édition du World Travel Market, le deuxième plus grand salon mondial du tourisme, prévue à Londres fin 2012.
Publié le : 1 Août 2012 - Avec MAP, LE MATIN