mercredi 17 août 2011

La ruée vers les bonnes affaires !


Depuis quelques mois, le phénomène des « deals » fait sensation. Voyager loin pour pas cher, manger dans un grand restaurant en déboursant peu, les offres alléchantes se suivent et ne se ressemblent pas. Devant leur écran, de nombreux cliqueurs se sont laissés happer. Dans ce monde, facile de devenir accro !
Un ftour buffet à 90 DH au lieu de 180 DH, changer de look à 299 DH au lieu de 760 DH, 10 minutes de karting à 70 DH au lieu de 140 DH. Nul doute, vous naviguez actuellement sur l’un des nombreux sites de « deals » qui foisonnent sur la toile depuis 2010. Pour ceux qui ont raté le coche du phénomène du moment, des affiches publicitaires sont là pour les sensibiliser dans les carrefours. Deal par-ci, deal par là, le phénomène est en pleine effervescence au Maroc.
Mais un deal, qu’est-ce c’est ? Le deal est un moyen pour une personne lambda de profiter d’offres alléchantes, à un prix inférieur au prix habituel. Il suffit d’être sur le bon coup au bon moment, l’espérance de vie du deal n’étant que de quelques jours. (Voir encadré)
Pour tous les goûts
Dîner dans un grand restaurant, voyages, soins de beauté. Le choix de deals est large, et les rabais peuvent aller jusqu’à 80% du prix initial. « Souvent, c’est du 50% minimum. C’est comme des soldes, mais tous les jours. C’est agréable ! », lance Jihane, accro mais pas trop. « Un jour j’ai eu droit à un hammam, spa, gommage, massage à 90 DH dans un centre réputé de Casablanca. Je ne connais pas le prix initial mais je pense qu’il s’éloigne largement des pauvres 90 DH que j’ai payés ! »
Effectivement, les prix défient toute concurrence. Même si de la concurrence, il y en a de plus en plus dans le cercle des dealeurs. Hmizates, mydeal, marocdeal… les enseignes naissent jour après jour, tentant de convaincre inlassablement les grands établissements de profiter de cette vague de deal pour se faire connaître. Ce qui n’est pas pour déplaire aux fanas de deals, qui se retrouvent face à un choix plus varié.
Comment ça marche ?
Sur chaque site de deal, le processus est le même, à quelques détails près. Un deal, offert à un prix préférentiel, est d’abord proposé sur le site (ou reçu par email pour les inscrits). Ensuite, aux intéressés d’œuvrer à l’activation du deal en question. Ils n’ont que quelques jours pour le faire. Aussi, le deal ne peut être activé que si un certain nombre de personnes l’ont acheté. On parle d’un « achat groupé ».  Si le nombre de personnes n’est pas atteint, le deal est mis à la trappe, et aucun argent n’est prélevé sur le compte bancaire des quelques personnes à l’avoir acheté.  S’il est validé, le compte est débité, et les acheteurs peuvent se rendre au lieu du deal pour le consommer.
Sahar est, depuis le mois d’avril, à l’affût des deals les plus avantageux. « On peut tomber  sur des offres pour des restaurants, des voyages, des soins de beauté, des paires de  lunettes, des parties de karting, de tir à l’arc,… L’éventail est très large ! »
Même si certains deals ont plus de succès que d’autres. « Pour les voyages, il suffit que je tarde à prendre ma décision pour qu’ils s’évaporent. Tout le monde leur saute dessus », constate Sahar.  Même si toutes les offres ne sont pas si intéressantes que cela aux yeux de certains. « J’avais acheté un deal pour un voyage à Essaouira. Une fois de retour à la maison, j’ai vérifié les tarifs sur le site web de l’auberge et la différence n’était pas énorme », se désole Zineb.
Mais quel que soit le niveau de réduction, la plupart de ceux qui sont tombés dans le piège des deals voient en eux un moyen de se distraire (souvent entre amis), de prendre soin de soi, et de profiter d’activités auxquelles ils n’auraient pas forcément pensé. « Pour moi en achetant le deal, je m’oblige tout simplement à consommer, à voyager surtout ! C’est une bonne motivation pour casser la routine », constate Zineb.
Face aux modérés, les plus atteints en arrivent à dealer pour le plaisir. « J’aime tomber sur de bonnes affaires, ça éveille tous mes sens. Je suis très souvent connectée sur ces sites, et j’en fais également profiter mon entourage. Même entre collègues, tout le monde ne parle que de ça », lance Lamia. Avant d’avouer, « parfois j’achète un deal que je n’ai pas le temps de consommer, notamment à cause de mon travail. C’est vrai qu’il m’arrive d’acheter pour acheter ».
Paiement en ligne, risqué ?
Au moment du paiement, certains restent malgré tout assez méfiants. Donner le numéro de sa carte bancaire n’est pas une action rassurante pour tout le monde. Fatima Zahra fait partie du camp des frileux. « Ma grande crainte reste le paiement en ligne. D’un côté, je n’ai pas confiance en ce genre de paiement, et d’un autre je ne crois pas qu’il y a des lois qui protègent le consommateur en cas de problèmes ». Jihane a trouvé l’alternative. Profiter des deals, mais uniquement sur les sites qui proposent le paiement par espèces ou par chèque. « Les paiements en ligne sont encore fragiles au Maroc, il y a des pirates partout sur Internet, je préfère les  éviter ! », conclut-elle.
La plupart de ceux qui sont tombés dans le piège y voient un moyen de se distraire et de profiter d’activités auxquelles ils n’auraient pas forcément pensé.
D’autres surfent sur l’air du temps, comme Zineb, et ont choisi de faire confiance. « Le paiement par Internet ne m’effraie pas vraiment. Je paie toujours en ligne et pas que sur les sites de deals. Il m’est déjà arrivé d’acheter un billet d’avion en ligne. Je crois que le système est assez sécurisé… du moins je l’espère ! »
Pour rassurer leurs clients, les sites de deals tiennent à préciser qu’ils travaillent en lien étroit avec  « un collaborateur de paiement en ligne agrémenté ». Ce qui apaise les doutes de Nawal, qui est tombée dans la marmite des deals en avril dernier. « Les transactions en ligne sont sécurisées par un dispositif commun à Maroc Telecommerce et CMI (Centre monétique interbancaire), donc cela me rassure. Même si le risque est toujours là qu’on puisse pirater un compte. Mais c’est comme partout à travers le monde! » Zakaria est du même avis. « Pourquoi ferait-on confiance à la plate-forme de paiement d’un site européen plus qu’à Maroc Telecommerce ? La sécurité, qu’est-ce qu’on en sait au fond ? »
Nouvelles expériences
Si les deals sont dédiés à tous, hommes ou femmes, certains hommes trouvent que le choix n’est pas très axé sur la clientèle masculine. Zakaria en fait partie. Après avoir acheté un deal qui proposait une coupe de cheveux dans un salon de coiffure haut de gamme, il a vécu une drôle d’expérience. « Le deal présentait le salon comme étant un salon Hommes/Femmes. J’y suis allé un samedi, le salon était envahi par des femmes en train de se faire chouchouter, et j’étais un peu gêné vu que tout le monde me fixait. J’étais le seul homme! »
Malgré tout, il en garde un bon souvenir. « La coupe était bien faite, et finalement c’était marrant de se faire couper les tifs dans un salon pour femmes. J’avais l’impression d’être un agent infiltré en Terra Incognita! »
Au final, un deal, c’est une bonne affaire qui permet de vivre de bons moments. On attend de voir si ce phénomène ne sera que l’engouement d’un moment, ou bien l’euphorie d’une vie.

E-commerce, « La confiance est bien installée ! »


Kamal Reggad, fondateur de Hmizate.ma
Comment est né Hmizate.ma ? Et comment définiriez-vous un site de deal ?
L’idée m’est venue quand je vivais aux Etats-Unis, où je travaillais dans le e-commerce. Je me suis intéressé aux sites de ventes flash et d’achats groupés comme Buywithme, et j’ai été très attiré par ce concept. J’ai donc voulu l’adapter à la culture marocaine.
Un site de deal, c’est un site de bons plans. Vous vous réveillez le matin, vous ouvrez le site, et vous tombez sur un deal de massage aux pierres chaudes. Vous n’avez pas jamais eu le courage de le faire, ou bien vous ne savez pas quel centre propose ce service. Le site vous facilite la tâche, en proposant le service, et à un prix intéressant !
L’engouement des Marocains pour les deals a-t-il été rapide ?
Au début, on avait lancé une campagne de publicité à Rabat et Marrakech. Les gens étaient curieux de savoir ce que c’était. Puis plusieurs personnes ont visité notre site, et ont pu acheter leurs premiers deals. A l’époque, ils coûtaient à peine 30 ou 40 DH. Aujourd’hui, ils nous font confiance ! Parfois, en jetant un coup d’œil au compteur de certains deals, nous sommes surpris de l’ampleur que cela prend en à peine trois ou quatre jours.
Quels sont les deals qui marchent le mieux ?
Tout dépend de la période, des jours de la semaine, et de la saison. Le monde des deals est plein de surprises ! Les voyages ne se vendent pas très bien durant ce mois de ramadan, tandis que les deals qui proposent des ftours et des dîners marchent très bien. Tout dépend également de la validité du deal.
Comment arrivez-vous à convaincre les établissements de proposer des services à perte ? Qu’ont-ils à y gagner ?
Beaucoup de commerciaux travaillent pour nous à plein temps, mais aussi des free-lances qui sont tout le temps sur le terrain. Ils vont à la rencontre des établissements. Pour ces derniers, ce n’est pas une perte d’argent mais plutôt une collaboration. Par exemple, s’ils ont le choix entre un panneau publicitaire et le vente de deals. Dans le cas du panneau, ils débourseront 30.000 DH ou 40.000 DH, mais ne pourront pas quantifier le retour sur investissement. Ils ne sauront pas pour quelles raisons les personnes sont venues chez eux (parrainage, publicité,…).
Et s’ils optent pour le deal ?
S’ils optent pour le deal, on leur ramène le client, et on leur garantit qu’il va venir. Durant trois jours, nous lui faisons de la publicité sur notre site, et on vend pour le prestataire le maximum de deals. Ensuite bien sûr, c’est au prestataire de faire revenir le client au prix normal cette fois-ci. Au départ, c’est un concept difficile à leur faire comprendre, mais quand on prend le temps de leur expliquer, en leur montrant des études de cas par exemple, ça leur donne plus de visibilité. Aujourd’hui, 71% de nos prestataires ne se sont pas arrêtés à un seul deal. Ils poursuivent leur collaboration avec Hmizate. D’ailleurs, on préfère se baser sur le long terme.
Certains restent frileux à l’idée de payer en ligne. Quels sont vos arguments pour les rassurer ?
Le paiement en ligne est sécurisé par le CMI (Centre monétique interbancaire), et par notre partenaire Maroctelecommece. Et depuis le mois de mars, il est possible de payer par espèces. Le client peut commander en ligne, imprimer sa commande, puis payer en espèces chez les agences Eho/Aloha. La semaine dernière, on a ajouté le paiement par cartes étrangères. Et en septembre, un nouveau moyen de paiement sera opérationnel, mais je ne peux pas encore dévoiler sa nature.◆

Solaire, notre énergie de demain


Le plan solaire marocain, qui ambitionne d’arriver à produire 2 000 mégawatts d’énergie solaire à l’horizon 2020 pour un investissement de 9 milliards de dollars, continue sur sa lancée. Le compte à rebours a commencé pour les quatre consortiums pré-sélectionnés sur 19 pour le développement et la construction de la première centrale solaire du programme à Ouarzazate (500 MW), mais aussi les quatre autres sites à Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Aïn Beni Mathar.
C’est en effet en septembre prochain que l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen) devrait rendre publics les résultats de l’appel d’offres lancé en juin 2010, concernant la première tranche d’au moins 125 mégawatts de solaire thermodynamique.
L’exercice ne sera pas de tout repos pour Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen. Les enjeux géopolitiques et géostratégiques de ce projet titanesque, premier du genre au monde en termes de capacités productives, pèsent de tout leur poids. A cela s’ajoutent les considérations de coûts, jugés élevés. C’est pour cela qu’en 2009, l’État a créé un Fonds de développement énergétique, auquel ont contribué l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social à hauteur de 2 MMDH, selon Bakkoury. Ce total servira aux travaux de viabilisation et de sécurisation du site.
Commercialisation
À cette coquette somme vient s’ajouter un prêt de 200 millions de dollars (1,5 MMDH) contracté auprès du Fonds pour les technologies propres (FTP). Un autre financement de 100 millions d’euros (1,1 MMDH) a récemment été accordé par l’Agence française de développement (AFD).
Chiffres clés
  • Le Maroc, c’est 3 000 heures d’ensoleillement par an.
  • Le solaire contribuera à hauteur de 14 % dans la production totale (42 %) des énergies renouvelables à l’horizon 2020.
  • Le plan solaire permettra une économie annuelle estimée à près d’un million de tonnes de pétrole pour près de 500 millions de dollars.
Plus qu’un projet d’envergure, le solaire c’est aussi de grandes perspectives de commercialisation. La France s’est engagée de conclure d’ici la fin de l’année, un premier accord d’achat à long terme d’électricité verte. À noter enfin que les ambitions régionales du Maroc touchent également au méga-projet «Desertec Industrial Initiative» (DII), ainsi qu’à celui du pacte énergétique euro-méditerranéen. C’est dire que le plan se conjugue au pluriel et au futur. Un futur des plus durables.◆

Le Maroc, pays africain de l’avenir


A en croire l’institut FDI Intelligence, filiale du groupe de presse Financial Times, un bel avenir attend le Maroc. Parmi les dix pays les plus prometteurs d’Afrique, notre pays arrive, pour la première fois, en tête.
L’effort mené par le Maroc sur les infrastructures a fini par payer. Le pays est classé premier en la matière.
FDI Intelligence, l’institut chargé de l’aide au développement des investissements directs à l’étranger (IDE), filiale du prestigieux groupe de presse britannique The Financial Times, vient de publier son rapport bisannuel relatif à l’investissement sur le continent africain. Tous les deux ans, un classement regroupant les 10 pays africains les plus prometteurs économiquement, est élaboré par l’institut britannique. Généralement habitué à figurer à la troisième ou à la quatrième position, le Maroc arrive cette fois-ci en tête, devançant l’Afrique du Sud et l’Île Maurice. Troisième lors de la précédente étude, réalisée pour les années 2009-2010, le Maroc a cette fois-ci bénéficié de sa forte attraction sur les IDE, explique l’institut londonien, qui ajoute que le royaume est l’un des rares pays de la région à avoir enregistré une hausse des IDE, ayant réalisé un bon de 8% en 2010. L’Egypte, habituellement deuxième du classement, arrive cette fois-ci au pied du podium, principale cause : une chute vertigineuse des IDE  (30% en 2010) ; l’institut précise que le pays des pyramides n’a attiré que 16 projets d’IDE entre janvier et juin 2011.
Meilleur stratège, mais corrompu
La surprise provient de l’Île Maurice, petite île au large de la Réunion. Le petit pays a réussi à talonner le géant sud-africain, certainement grâce à la qualité de vie qui y prévaut. L’Afrique du Sud, habituellement premier, arrive pour la première fois en seconde position. FDI International met en cause la baisse des IDE, qui ont chuté de 13% en 2010. Au Maghreb, la Tunisie arrive en septième position tandis que l’Algérie ne figure même pas parmi les dix meilleurs.
Le classement du FDI Intelligence s’appuie sur une collection indépendante de données, réalisée par la division africaine de FDI Intelligence, qui regroupe 59 pays. L’étude se base sur les informations portant sur six catégories : le potentiel économique, les ressources humaines, la productivité, la qualité de vie, les infrastructures, et le climat des affaires. Chaque catégorie regroupe plusieurs critères. Les pays sont ensuite notés sur 10 suivant chaque critère ; critères qui sont eux-même répertoriés par ordre d’importance. On y apprend ainsi que le Maroc est le pays détenant la meilleure stratégie IDE, les meilleures infrastructures. Et il se trouve être le pays où les utilisateurs d’Internet sont les plus nombreux.
A l’opposé, le royaume n’arrive que neuvième en ce qui concerne le climat des affaires – corruption oblige – tandis qu’il ne figure même pas dans le Top 10 des économies les plus productives. Par ailleurs, le Maroc arrive troisième en terme de potentiel économique, septième en terme de qualité de vie, et quatrième en ressources humaines.
Recoupement avant jugement
Réalisé par un panel de sept experts, l’étude est destinée aux grands décideurs économiques, afin qu’ils puissent disposer d’une photographie actualisée de la cartographie de l’investissement.
L’équipe à l’origine de l’étude s’appuie sur un réseau de correspondants étrangers et exclusifs, et vérifie les données qui sont livrées par les différents gouvernements. Cette publication vient conforter les investisseurs sur la stabilité de l’économie marocaine. Autre organisme important ayant réalisé une étude approfondie sur l’économie marocaine : le FMI qui vient rassurer ces mêmes investisseurs sur la solidité des systèmes monétaire et bancaire marocains, dans un rapport publié vendredi dernier 

mercredi 10 août 2011

Tourisme médical : un joker pour la Vision 2020 ?


  • Le Maroc 30 à 50% moins cher que l’Europe
  • 10 à 15% d’étrangers et 80% de MRE
  • Liposucions, plastie abdominale, légers liftings, greffes de cheveux… les actes récurrents
Le Maroc explore la niche du tourisme médical. De plus en plus de packages de voyages couplés à des formules inédites de soins et thérapies sont proposés par des cliniques privées ayant pignon sur rue. Le séjour médical y coûte 30 à 50% moins cher qu’en Europe! Prix avantageux, qualité des soins, soleil et stabilité du pays… Ce sont là autant d’ingrédients qui font que les étrangers sont de plus en plus nombreux à opter pour le séjour médical. C’est le pari gagnant d’une niche qui commence à se structurer et d’une activité en pleine expansion. Elle repose sur l’ambition de la Vision 2020 pour l’émergence d’une offre touristique diversifiée. C’est d’ailleurs l’un des six programmes annoncés lors des 10es Assises, et qui ont été complétés et centrés sur certaines niches à forte valeur ajoutée et des segments spécifiques pour accroître l’attractivité du Maroc. L’enjeu étant de faire de la destination «un site international de bien-être et de santé».
En effet, la demande en chirurgie esthétique est en nette croissance. Quelque 80 chirurgiens du privé et du public pratiquent au Maroc. L’on parle de 1.000 à 1.200 interventions de chirurgie esthétique par mois avec une proportion de 10 à 15% d’étrangers. Les patients viennent de partout: Afrique, Canada, Moyen-Orient, France, MRE… Au même titre que la Tunisie, le Maroc est en passe de devenir une place de choix pour la chirurgie esthétique. Mais «l’essentiel est de ne pas commettre la même erreur que la Tunisie en ciblant la clientèle européenne», signale Dr El Hassane Tazi, chirurgien plasticien. Pour ce praticien, «la meilleure stratégie est de s’orienter vers l’Afrique et les MRE». En effet, les MRE sont les premiers clients du tourisme médical. Visites familiales, vacances et soins: le triptyque séduit. Pour preuve, «80% des patients-touristes sont des MRE», précise Tazi.
Quant aux interventions les plus récurrentes sur les patients étrangers, les médecins optent pour celles qui nécessitent le suivi postopératoire le moins lourd possible et sans anesthésie générale. Liposucions, augmentation mammaire, légers liftings ou encore des greffes de cheveux. Il y a aussi une forte demande sur les rhinoplasties (intervention sur le nez), les greffes de cheveux, la plastie abdominale… De plus en plus jeune, la clientèle n’est pas exclusivement féminine. L’on parle en moyenne d’un homme pour trois femmes, selon la Société marocaine de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (SMCPRE).
Certes, le tourisme médical est à ses balbutiements au Maroc, mais il compte déjà des milliers de touristes par an qui optent pour cette formule combinée (soleil et soins). Plus encore, le contexte actuel dans la région du Maghreb plaide en faveur d’un repli stratégique de la clientèle de la Tunisie vers le Maroc. Les TO ont tout intérêt à fidéliser leur clientèle en la redirigeant vers le pays exotique le plus proche qui plus est offre du soleil et du balnéaire. Pour rappel, la Tunisie est répertoriée comme étant une destination internationale de référence dans le tourisme de santé avec des flux transfrontaliers importants (plus de 40.000 patients étrangers en 2008). Sauf que cette activité se pratique avec l’intervention des agents de voyages dans le pays du Jasmin. De l’avis de plusieurs observateurs, il est tout à fait normal que des cliniques investissent ce créneau. En revanche, il est inconcevable que des médecins se transforment en agents de voyages. Ce sont deux métiers à part. Or, il suffit de visiter quelques sites internet de quelques cliniques marocaines pour constater le mélange des genres. L’argument récurrent: «Une prise en charge depuis l’arrivée à l’aéroport jusqu’au vol du retour». Des packages très variables qui comprennent le billet d’avion, l’hôtel, la restauration, une visite de la ville, une séance de spa, l’acte chirurgical et bien d’autres divertissements à la carte.
Sur les traces du Dr BurouLe Casablanca des années 60-70 était plus réputé en tant que capitale de la chirurgie esthétique des stars et bourgeois français, anglais, américains… A l’origine de cette notoriété, le docteur George Burou. Ayant fait de la vaginoplastie sa spécialité, Dr Burou est devenu célèbre. Sa «Clinique du Parc» à Casablanca fut assiégée par les transsexuels du monde entier. Il effectua alors plusieurs centaines d’opérations chaque année. A l’époque, les opérations transsexuelles étaient interdites en Europe. En 1973, Dr Burou donna la première présentation publique formelle de sa technique chirurgicale lors d’une importante conférence interdisciplinaire sur le transsexualisme qui se tenait à la faculté de médecine de Stanford. En 1973, il avait effectué plus de 3.000 opérations de réattribution de sexe. A ce moment, nombre d’autres chirurgiens dans le monde avaient adopté la technique du Dr Burou et appliquaient des protocoles similaires.
Ilham BOUMNADE – leconomiste.com

Delta Holding mise sur l’industrie aluminium



Delta Holding mise sur l’industrie aluminium
Fonex Aluminium, dernier né du groupe. 
Un investissement de 120 millions de DH. 
A terme, une capacité de production de 12.000 tonnes/an. 

Delta Holding vient d’avoir un nouveau-né: Fonex Aluminium. L’entreprise est spécialisée dans la fonderie et l’extrusion de profilés en aluminium. Fonex Aluminium a nécessité un investissement de 120 millions de DH. Cette enveloppe lui permettra d’avoir une capacité de production de 6.000 tonnes de profilés aluminium par an à moyen terme. A terme, Fonex devra passer à 12.000 tonnes. La filiale de Delta Holding table sur un chiffre d’affaires de 200 millions de DH. 

Le projet a été scindé en deux phases pour une optimisation du financement, mais aussi une pénétration progressive du marché. «La construction des bâtiments et l’installation des lignes de production se sont étendus de 2009 à juin 2011». Au total, 80 millions de DH ont été débloqués pour cette première partie du projet. La structure dispose d’un bâtiment industriel d’une superficie de 16.000 m². L’unité de production dispose d’une ligne d’extrusion dotée d’une presse ayant une force de poussée de 1.800 tonnes, et une capacité de production de 6.000 tonnes de profilés par an. Fonex possède une ligne de thermolaquage d’une capacité de 4.000 tonnes par an. Cette ligne permet un traitement de surface approprié en poudre de peinture thermodurcissable, selon les exigences et demandes du client. L’avantage concurrentiel apporté par cette unité de production réside dans sa capacité de fabrication des billettes (un demi-produit moulé servant à l’obtention de produits longs en métallurgie). Ce qui permet d’optimiser les coûts de revient. 

Dès 2012, Fonex Aluminium passera à la vitesse supérieure avec le lancement de la deuxième phase de son projet. Cette étape, qui s’étend de 2012 à 2015, nécessitera un investissement de 40 millions de DH. Cette enveloppe permettra la mise en place d’unités d’anodisation (un traitement de surface qui permet de protéger ou de décorer une pièce en métal) des profilés aluminium, avec une capacité de 8.000 tonnes. Au programme également : une deuxième ligne d’extrusion aluminium dotée d’une capacité de 6.000 tonnes. 

Avec une capacité à terme de 12.000 tonnes de profilés aluminium, Fonex apportera un nouveau souffle au marché. Au total, 35.000 tonnes de profilés sont consommés annuellement au Maroc. Cinq entreprises opèrent dans ce domaine très concurrencé par une importation égyptienne, espagnol et chinoise. Pour se démarquer, la filiale de Delta Holding prospecte les industriels de l’automobile en proposant des profilés utilisés pour les carrosseries. L’entreprise cible également le secteur de l’affichage de la menuiserie aluminium et le mobilier. 

Holding 

Le groupe renforce son positionnement dans les projets d’infrastructures en prenant part aux plus grands chantiers du pays : Tramway de Rabat et Casablanca, le tunnel des Oudayas, les autoroutes de Fès-Oujda et Rabat-Casablanca. La holding est également associée à la construction des stades de Tanger et Marrakech et bien d‘autres projets structurants. Côté chiffres, Delta Holding a clôturé l’année 2010 avec une hausse de 12% de son chiffre d’affaires qui s’est établi à 2,2 milliards de DH. Le résultat net d’exploitation, quant à lui, s’est élevé à 347,4 millions de DH en hausse de 10,9%. Ainsi, le résultat net consolidé affiche une progression de 6,3% à 251,2 millions de DH. Pour cette année, le groupe compte orienter ses travaux sur la promotion de l’export, les énergies renouvelables et la gestion déléguée des services publics. 

L'economiste

Création d'entreprises: 419 certificats négatifs délivrés à fin juin à Nador


Quelque 419 certificats négatifs pour la création d'entreprises ont été délivrés, durant le premier semestre de l'année 2011 dans la province de Nador, indique un rapport de la délégation provinciale du commerce et d'industrie. 

Le bureau chargé de la propriété industrielle et commerciale relevant de la délégation provinciale et le Centre régional d'investissement (CRI) de Nador ont reçu, durant cette période, 443 demandes, précise la même source, ajoutant que 383 certificats seulement ont été octroyés durant la même période de l'année précédente. 

La répartition de ces certificats par secteurs d'activité place le commerce en tête avec 151 certificats, suivi du BTP (117), des services (108) et de l'industrie (31). 

La ventilation de ces certificats par nature juridique, fait ressortir une prédominance de la société à responsabilité limitée (SARL) avec 279 certificats. La SARL à associé unique occupe, quant à elle, la 2-ème place avec 114 certificats. 

Durant les six premiers mois de l'année 2011, quelque 866 nouvelles inscriptions, 288 modifications et 355 radiations ont été effectuées auprès du service du registre du commerce, relevant du Tribunal de première instance de Nador. La même période a connu également le dépô t de 51 demandes d'enregistrements de marques. 

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