jeudi 24 mars 2011

L'Europe prête sous condition à aider financièrement le Portugal


Portugal: rejet du plan d'austérité et crise politiquePlusieurs responsables européens ont exhorté jeudi le Portugal à maintenir l'objectif d'une forte réduction de son déficit, malgré la crise politique, se disant prêts si nécessaire à aider financièrement le pays, à l'instar de la Grèce et de l'Irlande en 2010.
«On est évidemment prêts à intervenir et aider, mais il faut d'abord une demande du Portugal», a déclaré le ministre belge des Finances Didier Reynders, avant un sommet des dirigeants des 27 pays de l'Union européenne prévu pour s'ouvrir vers midi (heure de Montréal).
«J'ai toujours pensé qu'il était peut-être même utile d'organiser une aide, simplement parce que ça permet de payer moins de charges sur la dette (...) et de moins demander d'efforts, parfois très lourds, à la population», a-t-il ajouté.
«S'il y a une demande du Portugal, nous nous tiendrons prêts à intervenir. Il faudra pour cela un plan» négocié avec le Portugal «pour revenir à une meilleure situation des finances publiques, et une demande d'activer le fonds européen», a encore insisté M. Reynders, en marge d'une rencontre des Libéraux européens.
«Heureusement pour le Portugal nous avons mobilisé toutes les ressources dont nous disposons à présent,» a souligné pour sa part le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, en marge d'une réunion distincte des partis de centre-droit et de droite.
«Nous avons la capacité disponible pour aider le Portugal s'il nous le demande, mais il est trop tôt pour le dire», a-t-il ajouté.
Son homologue néerlandais Marke Rutte s'est dit «très préoccupé» par la situation. Il a averti que toute aide ne pourrait être débloquée qu'en échange de mesures strictes pour réduire le déficit public portugais. «Cela constitue toujours une forme de pré-condition pour que l'Europe apporte son aide», a-t-il dit.
A ce sujet, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a jugé jeudi «indispensable» que le Portugal maintienne les efforts budgétaires prévus en matière de réduction du déficit et de réformes.
«Il est clair que le Portugal doit faire de nouvelles économies» budgétaires, a renchéri le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
Le premier ministre José Socrates a présenté mercredi soir sa démission, prenant acte du rejet à la chambre des députés d'un nouveau programme d'austérité censé éviter au pays de demander l'aide internationale.
Les nouvelles mesures d'austérité qu'il avait présentées, afin de «garantir» une réduction du déficit public à 4,6% du PIB en 2011, puis à 3% dès 2012 et à 2% en 2013, avaient été soutenues par les dirigeants de zone euro le 11 mars.
Le chef de file de l'opposition, président du Parti social-démocrate portugais (PSD, centre-droit), Pedro Passos Coelho, a dit pour sa part à Bruxelles «espérer» que son pays puisse éviter de recourir à un plan d'aide financier.
Il ne conteste pas les objectifs de réduction du déficit de M. Socrates, négocié avec les autorités européennes. Mais il plaide pour des mesures différentes afin d'y parvenir. Et il conteste au premier ministre démissionnaire tout pouvoir pour négocier un quelconque plan d'aide à Bruxelles pendant le sommet de l'UE.
Aucune décision sur le déclenchement d'un plan d'aide au Portugal n'est attendue à l'occasion de cette réunion qui s'achèvera vendredi. Même si en coulisse il devrait être très largement question de la crise au Portugal, qui menace à nouveau la stabilité de la zone euro.
Les sommes évoquées pour un éventuel programme de prêts de l'UE et du FMI pour le Portugal vont jusqu'à 100 milliards d'euros. La Grèce avait reçu 110 milliards d'euros et l'Irlande 85 milliards d'euros.

Conférence Entreprise et Education

ann-def-21web


www.injaz-morocco.org

mercredi 23 mars 2011

C'est aux entreprises de créer de l'emploi mais elles ont d'abord besoin d'être compétitives


Les entreprises veulent que leurs avis soient mieux pris en compte dans les grandes décisions économiques. Le patron des patrons estime que le recrutement direct des diplômés chômeurs dans la fonction publique n'est pas une bonne solution. 

Il y a quelques semaines, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s’était mise en évidence en proposant un Pacte national pour l’emploi qui tombe fort opportunément, au vu de la conjoncture actuelle et cela alors que le nombre d’emplois créés par an est tombé à 120 000 à peine. Dans l’entretien qui suit, Mohamed Horani, président de la CGEM, depuis juin 2009, estime que l’Etat doit accélérer le rythme des réformes pour créer une véritable dynamique de l’emploi, notamment à travers l’adoption de mesures en faveur des diplômés du supérieur mais également en poussant vers une industrialisation plus accrue du pays. Pour le patron des patrons, le partenariat public/privé est effectif mais il a besoin d’un coup de fouet dans le sens d’une plus grande concertation avec le secteur productif. Entretien. 

Comment jugez-vous la conjoncture économique actuelle ? 
Nous sommes sur une bonne tendance, et nous sommes plutôt sereins, malgré ce qui se passe dans notre région. Le dernier baromètre Ifop qui sonde le moral des patrons nous conforte dans notre appréciation. L’inquiétude des patrons se dissipe de plus en plus face à la crise économique. En effet, 60% des patrons se déclaraient inquiets en juin 2009, ils étaient 58% en mars 2010. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 38%, ce qui montre qu’il y a de l’optimisme. On voit se profiler la sortie de crise et on se remet au travail.

Vous avez été récemment reçus par les membres du gouvernement (Finances, Emploi et Affaires générales). Qu’est-ce que vous vous êtes dit ? 
Nous étions partis pour recueillir une réponse aux 20 mesures que nous avons proposées pour relancer l’emploi des jeunes. La réponse du gouvernement est somme toute positive, car on s’est mis d’accord sur une approche commune pour l’implémentation de ces mesures et sur les priorités, sachant que d’autres partenaires sociaux, en l’occurrence les syndicats, sont concernés par ce Pacte. 

Quelles sont ces priorités ? 
Il y en a deux. La première est de rendre opérationnels les trois types de contrats insertion que nous avons proposés pour les jeunes titulaires de Bac + 2, Bac + 3 et les handicapés. Il faudrait que l’on tienne compte de ces derniers aussi. Une commission mixte a été formée, qui devait tenir une première réunion lundi 14 mars. Nous voulons que l’entreprise puisse jouer, en plus de son rôle d’employeur, un rôle de formateur pour réduire le gap qui existe entre les besoins du tissu économique et les profils mis sur le marché. Ce rôle doit être soutenu par l’Etat d’une manière ou d’une autre, mais pas forcément en agissant sur la fiscalité. 

La deuxième priorité est la relance de la formation en cours d’emploi, c’est-à-dire les fameux contrats spéciaux qui sont dans une situation de blocage depuis plusieurs années. Aujourd’hui, la taxe de formation professionnelle (TFP), qui est prélevée à hauteur de 1,6% sur la masse salariale, représente près de 1,2 milliard de DH par an. Les remboursements en 2008 dont ont bénéficié les entreprises ne dépassent pas les 15 MDH sur un potentiel de 300 MDH affectés à cette formation ou environ 30% du montant total. Si on pouvait disposer de la totalité du montant, on n’aurait aucun problème à financer cette formation continue et une partie pourrait même être affectée à l’insertion des jeunes. 

Est-ce que ce sont les entreprises qui n’ont pas assez recours à ce fonds ou rencontrent-elles des entraves quand elles le sollicitent ? 
Il y a les deux phénomènes. Il existe des entraves administratives, mais aussi beaucoup de retard au niveau du remboursement, ce qui a comme conséquence une perte de confiance des entreprises envers ce système, au point que certaines d’entre elles ont tout simplement abandonné la formation continue malgré l’impact que ça a sur la productivité. Et c’est dommage, car c’est aussi une question de droit des salariés que de bénéficier d’une formation continue. 

Solution ? 
Revoir tout le système. Nous nous sommes déjà mis d’accord, il y a un an déjà, sur une solution au sein du Conseil d’administration de l’OFPPT qui gère ce fonds et où les entreprises et les syndicats siègent aux côtés du gouvernement. Les trois composantes s’étaient mises d’accord sur de nouvelles procédures de gestion de ce fonds, un décret a été même préparé dans ce sens par les ministères de l’emploi et des finances, mais ce décret n’a pas été accepté par le SGG qui estimait qu’il fallait une modification de la loi et non un décret. On est aussi revenu ainsi à la case départ. Je ne sais pas si c’est à tort ou à raison, mais force est de constater qu’on a perdu un an, sur un sujet extrêmement urgent, car il a fallu environ 7 à 8 mois pour l’élaboration du décret. Aujourd’hui, c’est au gouvernement de trouver une solution rapide. 

Ça nous amène à parler de la CGEM en tant que force de proposition. Le patronat est-il écouté dans le cadre de ce partenariat public/privé ? 
Le partenariat public/ privé fonctionne, mais il est loin de fonctionner de manière optimale, car il y a beaucoup de choses à améliorer. Nous sommes consultés et écoutés, et j’en veux comme preuve que la réponse positive du gouvernement au sujet des 20 mesures pour relancer l’emploi. Nous sommes aussi généralement partie prenante dans les stratégies sectorielles, mais j’ajouterai, plus ou moins, car il y a parfois des réticences de la part du gouvernement : ou bien on n’est pas assez impliqué dans les processus d’élaboration ou bien on ne l’est pas assez et pas au bon moment. Si je dois formuler une demande dans ce sens, je dois dire que la CGEM devrait être consultée systématiquement sur les grands sujets, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et nous voudrions également que notre contribution soit significative. Au sein de la confédération, on estime qu’on ne peut pas ne pas prendre en compte l’avis des entreprises en ce qui concerne les décisions économiques car ce sont elles qui doivent expliquer leurs attentes et les contraintes qu’elles rencontrent. 

Pour nous, il s’agit d’aller très vite alors que le gouvernement n’a pas toujours les mêmes priorités. Donc, il y a encore des efforts à faire pour améliorer ce partenariat, notamment en termes de cadence. Ceci dit, quand on reçoit nos collègues étrangers et qu’on leur explique notre mode de fonctionnement au Maroc, on se rend compte que nous sommes en avance par rapport à d’autres pays s’agissant de ce partenariat public/privé. On peut faire mieux, car il faut aussi reconnaître que le patronat n’est pas toujours efficace comme il devrait l’être et notamment dans certains secteurs. 

Que pensez-vous de la décision du gouvernement d’intégrer les diplômés chômeurs dans l’administration après plusieurs années d’attente ? 
Je répondrais de manière indirecte. A la CGEM, nous pensons que c’est l’entreprise qui crée des emplois et que c’est elle qui est capable de suivre la demande d’emploi dans notre pays. Déjà, le gouvernement doit faire face à la lourdeur de ses charges de fonctionnement. 

Je pense donc que ce n’est pas la meilleure solution. Ceci doit interpeller aussi bien le gouvernement que les diplômés, car à ce qu’il paraît, il y a des diplômés qui ne veulent travailler que dans le public. Notre position est que l’emploi ne se décrète pas et qu’il faut donc miser sur l’entreprise. Certains pensent également qu’il faut imposer des quotas aux entreprises. Ce n’est pas possible, ça ne marchera pas parce que l’entreprise ne peut recruter n’importe comment. L’entreprise n’embauche que si elle crée de la croissance, si elle a des marchés. Autrement, elle perd sa compétitivité avec le risque non seulement de ne plus pouvoir embaucher, mais de produire de nouveaux chômeurs. Et qui dit croissance, dit investissement et un bon climat des affaires. Par ailleurs, il faut savoir qu’il peut y avoir croissance sans création d’emplois. Et c’est ce qui se passe dans un certain nombre de pays dont le nôtre. Donc, il faut intégrer le paramètre emploi dans les choix stratégiques de notre pays en favorisant les secteurs qui en créent, qui privilégient l’investissement productif. 

Vous avez souvent dit qu’il faut un taux de croissance supérieur à 6% pour absorber le stock de chômeurs. C’est aussi mécanique que cela ? 
Non, ce n’est pas mécanique, mais il faut réaliser un tel taux de croissance, car nous estimons que les besoins pour les dix prochaines années consistent à créer au minimum 2,5 millions d’emplois. Pour y arriver, on a besoin de 6,5% de croissance en moyenne durant la même décennie, et on en est encore loin. Ce que nous proposons, c’est un modèle de croissance qui encourage de nouveaux secteurs dans le but de changer la répartition de notre PIB. L’économie reste sous industrialisée. Il faudrait donc augmenter la part de l’industrie et diminuer celle de l’agriculture qui dépend en grande partie de la pluie. 
D’autre part, il faut savoir que le modèle marocain est aujourd’hui tiré par la consommation interne et par l’investissement public, notamment dans les grands chantiers d’infrastructure, mais on a un gros problème de balance commerciale, car dans les pays où il y a une croissance pérenne, le taux de couverture des importations par les exportations, des biens et les services se situe autour de 90%, alors qu’il demeure très bas au Maroc. 

Puisque vous parlez de la consommation interne, que pensez-vous de la proposition de l’UMT d’avoir un Smig de 3 500 DH ? La CGEM ne peut pas ne pas avoir de réponse sur cette question ? 
L’UMT dit que le patronat met en avant le critère de la compétitivité pour refuser une augmentation du Smig. Elle a raison, et on avancera toujours cet argument, car comment voulez vous qu’une entreprise accepte qu’on touche à sa compétitivité tout en continuant de créer de l’emploi ? Ce que nous préconisons par rapport à cette problématique du Smig, c’est que l’employé profite au maximum de son salaire. Aujourd’hui quand on paye le Smig on paye également des charges sociales et on vient de parler de la taxe de formation professionnelle. Le problème que nous avons c’est celui du coût du travail qui reste élevé. On peut donc bien augmenter le Smig si la productivité du salarié moyen augmente. Il faut revoir tout le système et notamment l’organisation des entreprises pour encourager cette compétitivité qui reste notre principal problème. 

Enfin, il faut qu’on trouve le moyen de raisonner à travers les conventions collectives. Il y a des secteurs qui peuvent supporter un Smig à 3 500 DH et d’autres qui ne le peuvent pas. Appliquer par exemple un tel Smig dans le textile reviendrait à tuer les entreprises de ce secteur. 

Quelles sont les autres pistes d’amélioration ? 
Il y a deux choses qu’on doit changer dans notre culture, d’autant plus que tout le monde est d’accord pour accélérer le rythme. La première est que lorsqu’on veut s’attaquer à un problème, on vise d’emblée le risque zéro. Par exemple, quand on met en place un fonds d’aide pour les entreprises, le gouvernement prend toutes les précautions pour que l’argent du contribuable ne soit pas gaspillé. 
C’est compréhensible, mais ce faisant, on cherche à tout verrouiller, au point que ça devient compliqué, tellement compliqué que plus personne ne profite de ces subventions. 

Ce qu’il faudrait, c’est construire des procédés qui s’adressent à la majorité et faire confiance, puis renforcer le contrôle a posteriori et punir sévèrement ceux qui fraudent. Il faut instaurer un climat de confiance et lutter contre l’impunité car il y aura toujours des fraudeurs. 

La deuxième chose est qu’il faut intérioriser le principe du compromis. Quand le gouvernement, le patronat et les syndicats discutent, chacun souhaite avoir une solution idéale, ce qui fait qu’on n’avance pas. Exemple type : l’indemnité pour perte d’emploi dont on parle depuis 2004 n’a pas avancé faute de trouver un compromis même imparfait, mais qui peut changer dans le temps. 

Mohamed Moujahid 
La Vie éco

Mardi 22 Mars 2011

Le RAM lance la carte d'embarquement à imprimer depuis son ordinateur 24 h avant le vol





Le RAM lance la carte d'embarquement à imprimer depuis son ordinateur 24 h avant le vol
Pour l'instant il est disponible à l'aéroport de Casablanca et de Londres pour les vols Maroc-France et Maroc-Angleterre. Les passagers pourront également choisir leur siège. 

Depuis le 15 mars, les passagers de Royal Air Maroc (RAM) en partance pour la France, Londres et les escales marocaines au départ de l’aéroport Mohammed V de Casablanca peuvent s’enregistrer en ligne et imprimer leur carte d’embarquement 24h avant le départ grâce à un service, baptisé «Webcheck-in», et mis à la disposition des voyageurs sur le site internet de la compagnie marocaine. Offrant aussi la possibilité de choisir son siège, ce service sera également opérationnel pour les vols RAM au départ de l’aéroport de Londres Heathrow. A l’issue d’une période d’évaluation de trois mois, la compagnie aérienne marocaine envisage de l’étendre vers d’autres destinations, avant d’équiper d’autres aéroports du Royaume. Le choix de la destination française pour initier le service tient au fait que «la plupart des passagers concernés, notamment les hommes d’affaires, voyage sur la ligne Maroc-France», explique Anouar El Ouali, cadre de la compagnie ayant travaillé sur le projet. Concrètement, ce service permet au voyageur d’éviter le passage par le guichet d’enregistrement. Il n’aura qu’à imprimer sa carte d’embarquement jusqu’à 24h avant le vol, et pas plus tard que 2 heures avant celui-ci, et à se présenter directement aux autorités policières pour le contrôle réglementaire. Si toutefois le passager voyage avec des bagages, il lui suffit de les déposer au comptoir dédié à leur enregistrement, le «bag drop». Le tout, sans aucun frais supplémentaire. Un gain de temps qui ravira les plus pressés et les adeptes des e-services en général. 

Bientôt des bornes de check-in au sein des terminaux aéroportuaires 

Ayant nécessité l’autorisation de l’ensemble des autorités impliquées dans le processus d’embarquement, ce premier e-service développé par la RAM est l’une des solutions intégrées dans le package acquis par la compagnie pour la refonte de son système d’enregistrement. Depuis 2008, la compagnie a en effet consenti beaucoup d’efforts pour la modernisation de son service aux clients. Dans cette logique, les premières bornes check-in, dont le principe est proche de celui du «Webcheck-in», seront installées dans le courant de l’année. Disposés au sein du terminal aéroportuaire, ces kiosques permettent aux voyageurs de s’enregistrer eux-mêmes après avoir communiqué les informations requises (notamment le numéro du billet). Ainsi, le kiosque imprime-t-il la carte d’embarquement du passager. Celui-ci peut alors suivre les étapes habituelles de contrôle avant d’embarquer. 

A.S.M. 
La Vie éco

Mardi 22 Mars 2011

Les PME et les micro-entreprises jouent un rôle majeur dans le développement du tissu économique national



Les PME et les micro-entreprises jouent un rôle majeur dans le développement du tissu économique national
Le ministre chargé des Affaires économiques et générales, M. Nizar Baraka, a souligné, mardi à Casablanca, le rô le important que jouent les PME et les micro-entreprises dans le développement du tissu économique national. 

S'exprimant à l'ouverture de la 5ème réunion du groupe de travail chargé de la réflexion sur les politiques mises en place en faveur des PME, de l'entrepreneuriat et du capital humain dans la région MENA, M. Baraka a affirmé que le Maroc oeuvre sans cesse à l'encouragement des entreprises particulièrement les PME et les Très Petites Entreprises (TPE). 

Le gouvernement, a-t-il ajouté, œuvre aussi à l'instauration d'un climat favorable à l'investissement et ce, à travers un ensemble de textes juridiques qui répondent aux évolutions économiques et aux attentes des opérateurs. 

Concernant l'accès des entreprises au financement, le ministre a fait savoir 

que le Maroc a enregistré au cours de la dernière décennie un progrès considérable sur la voie de la simplification des procédures de financement des entreprises, particulièrement les TPE et PME et ce, à travers la restructuration du secteur financier et la promotion de la bonne gouvernance. 

Le Maroc est appelé à poursuivre les efforts entrepris pour préserver l'équilibre macro-économique et une croissance soutenue à même de faire face à la crise financière internationale, a dit le ministre, mettant l'accent sur la nécessité d'un accompagnement ciblé de l'entreprise et de la simplification des procédures. 

Pour ce faire, une commission nationale de l'environnement des affaires dédiée au renforcement de l'attractivité du pays a été créée, a-t-il indiqué, précisant que le plan d'action de cette commission prévoit la simplification des procédures, la modernisation de l'arsenal juridique des affaires et le règlement des litiges, à travers la médiation et l'arbitrage. 

Cette rencontre de deux jours, qui connait la participation de plusieurs décideurs et opérateurs nationaux et internationaux ainsi que des acteurs associatifs et des universitaires, est placée sous le signe "accompagner la croissance des micro et petites entreprises: Résoudre les obstacles au financement dans la région MENA''. 

L'organisation de cette rencontre au Maroc s'inscrit dans le cadre du partenariat et du programme MENA-OCDE pour l'investissement. 

map

Mercredi 23 Février 2011

Plan Maroc vert : L'agrégation, stratégie de développement



Plan Maroc vert : L'agrégation, stratégie de développement
Le secteur oléicole connaît une importante modernisation dans la région Marrakech-Tensift- Al Haouz. 
C'est un ambitieux Plan agricole régional à moyen terme, à l'horizon 2020, qui est destiné à la région Marrakech Tensift Al Haouz. Faisant partie intégrante du plan national Maroc vert, ce plan est suivi par le département concerné. Ce qui explique la visite effectuée, avant-hier, par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhnouch à la région. Visite dont le but est, en plus de l'inauguration de plusieurs programmes et projets agricoles qui s'inscrivent dans le plan Maroc vert, de faire le point sur le bilan des réalisations depuis le lancement de ce plan. 

Ainsi, pour promouvoir la production agricole dans la région, le ministère a mis sur les rails différents nouveaux projets. Le premier concerne l'extension des canaux d'irrigation sur une superficie de 50 kilomètres dans une commune de la région. Et ce dans le cadre d'un projet de migration vers l'irrigation localisée sur une superficie de 3.800 hectares. Ce qui profitera à plus de 2.500 agriculteurs et nécessitera une enveloppe de 49 millions de dirhams. Un autre projet concerne la reconversion de l'irrigation par aspersion en irrigation au goutte à goutte sur une superficie de 2.200 hectares au profit de 250 agriculteurs. Il mobilisera un financement de 139 millions de dirhams. 

C'était également l'occasion de se rendre compte de la mise en application du pilier I du plan Maroc vert qui confirme l'agrégation comme stratégie de développement du secteur agricole. 
Dans ce cadre, quatre conventions d'agrégation, autour de quatre projets portés par des opérateurs privés, ont été signées. La convention la plus consistante concerne l'agrégation de plus de 14 mille éleveurs autour d'une unité de production pour un investissement de 1,8 milliard de dirhams. Une deuxième, relative à un projet d'agrégation de 950 éleveurs autour d'une unité de production de fromage, porte sur un investissement de 133 millions de dirhams. Deux autres projets concernent la création de deux unités de conserve d'olives au profit de 80 agrégés chacune. Le premier pour un investissement de 75 millions de dirhams et le second avec une enveloppe de 51 millions de dirhams. 

Cette visite effectuée dans la région a été marquée par la présentation d'un projet pilote d'agrégation, mené par Lesieur Cristal, qui entre dans le même pilier I du plan Maroc vert. 
Il concerne la plantation de 560 hectares d'olivier entièrement équipés en goutte à goutte pour un investissement de 178 millions de dirhams. Ce projet concerne également l'agrégation de 270 agriculteurs sur une superficie globale de 1.560 hectares. 

Ce projet a une grande importance, du fait que la région où il est installé, Kalaât Sraghna, est très connue pour la production de l'olive et de l'huile d'olive. D'ailleurs, l'oléiculture représente une priorité du Plan agricole régional de Marrakech Tensift Al Haouz. 

Ce plan vise l'extension de la superficie de 123.100 à 156.600 ha, l'amélioration des rendements de 1,7 à 5 tonnes par hectare, la modernisation de l'outil de transformation et l'amélioration de la qualité. 
C'est dans ce sens qu'entre la stratégie de Lesieur Cristal qui a pour ambition l'exploitation de plusieurs milliers d'hectares d'oliveraies, à travers plusieurs fermes dans différentes régions du Royaume, notamment dans la région de Marrakech Tensift Al Haouz. «C'est un projet qui a démarré avec une réflexion sur l'amélioration de la qualité et du rendement au niveau des plantations. Au niveau national, nous avons des rendements qui sont faibles, car nous avons une huile d'olive qui est classée dans les catégories des qualités moyennes ou mauvaises. Notre objectif est donc d'améliorer la qualité et donner un modèle pour qu'on puisse proposer des huiles de très bonne qualité au niveau national », affirme Samir Oudghiri, directeur général délégué de Lesieur Cristal. 

Ceci fait partie de la stratégie nationale en la matière car, il faut le rappeler, le Maroc veut produire 200 mille tonnes d'huiles par an de première qualité. 

«C'est programmé pour 2020, mais je pense que ce sera bien avant, car on est déjà à plus de 150 mille tonnes par an. Or il reste le souci de la qualité. Tous les agrégateurs comme nous travaillent sur ça », souligne Samir Oudghiri. Selon lui, les producteurs marocains ciblent des marchés à l'export en mettant en avant de l'huile extra-vierge. «La totalité des fermes qu'on a mises en place sont destinées à faire de l'extra-vierge. Les premières récoltes vont être cueillies en 2012-2013. Mais nous n'attendons pas ces dates-là pour ouvrir les marchés. 

Nous travaillons déjà sur des partenariats, des études de marché, agissons pour installer des marques et toute la panoplie commerciale qui va avec pour essayer de commercialiser cette huile », explique-t-il. 

Ainsi, si l'Espagne reste le premier producteur mondial avec un million de tonnes par an, le Maroc œuvre pour pénétrer le marché européen et d'autres régions en travaillant le segment haut de gamme de l'huile extra-vierge. 

Plan de développement 
Lesieur Cristal a un plan de développement qui a pour ambition l'exploitation de plusieurs milliers d'hectares d'oliveraies à travers l'exploitation, à fin 2010, de projets d'une superficie de plus de 1.000 Ha. 

La société prévoit aussi un programme de surface additionnelle de 500 Ha par an, un programme d'agrégation de 2.000 hectares autour de chaque plantation et un complexe agro-industriel assurant le traitement des olives de la plantation et des agrégés. 

Ce plan de développement permettra à Lesieur Cristal de réaliser une action exemplaire dans le secteur en vue de promouvoir l'amont agricole au niveau national. 
Cela va permettre aussi de garantir une production constante avec un bon rendement et une qualité régulière en olive et en huile pour le marché national et l'export. 

Oléiculture 
Dans la région de Marrakech Tensift Al Haouz, l'oléiculture représente plus de 50 % des projets mis sur pied dans le cadre du Plan agricole régional et plus de 70 % de l'investissement de ce même plan. 

76 projets 
Dans le cadre du plan Maroc vert, ce sont 76 projets qui concernent la région de Marrakech Tensift Al Haouz. Il s'agit de 47 pour le pilier I (4,3 MMDH et 54.000 agriculteurs agrégés) et 29 pour le pilier II (1,8 MMDH et 42.000 agriculteurs bénéficiaires). 

Le matin

Mercredi 23 Mars 2011

Inauguration de l'Institut de formation aux métiers de l'industrie automobile de Tanger Med



Inauguration de l'Institut de formation aux métiers de l'industrie automobile de Tanger Med
L'Institut de formation aux métiers de l'industrie automobile (IFMIA) de Tanger Med, destiné à la formation des opérateurs, techniciens et cadres de la nouvelle usine de l'alliance Renault-Nissan, a été inauguré mardi au complexe industriel Renault à la commune rurale de Melloussa. 

La création de cet institut a nécessité une enveloppe de 86 millions de DH apportés par l'Etat avec le concours de l'Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Pacte national pour l'émergence industrielle. 

L'institut a pour mission d'assurer des formations à l'embauche et des formations continues aux futurs employés de la nouvelle usine de Tanger ainsi qu'à ceux des équipementiers automobiles devant accompagner ce grand projet. 

Administré par le groupe Renault dans le cadre d'un accord public-privé, l'IFMIA, qui doit entrer en service en avril prochain, s'étale sur une superficie globale de 5.600 m2 répartie sur 22 écoles de dextérité, 8 ateliers de formation en maintenance et des locaux pour la formation tertiaire et administrative et doit accueillir, à terme, 250 stagiaires par jour. 

Intervenant lors de la cérémonie d'inauguration de cet institut, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, M. Jamal Rhmani, a affirmé que le Maroc a "engagé un programme ambitieux de formation" dans le secteur de l'automobile, afin de doter les entreprises du secteur des compétences nécessaires à leur développement et générer quelque 70.000 emplois sur la période 2009-2015 dans les métiers de l'automobile. 

Il a, dans ce sens, mis l'accent sur le Plan d'urgence dans le domaine de la formation professionnelle (2008-2010) qui a accordé un intérêt particulier au secteur de l'automobile et qui s'est fixé pour objectif de restructurer l'offre de formation existante pour l'adapter aux besoins en compétences de ce secteur, à travers notamment l'appui de l'expertise internationale, la mise en place d'un dispositif d'aide à la formation initiale ainsi qu'une contribution à la formation continue pouvant atteindre 66.000 DH par salarié. 

Par ailleurs, le ministre a noté que trois autres instituts similaires seront mis en service progressivement l'année prochaine au niveau de Casablanca, de la Zone Franche d'exportation de Tanger (TFZ) et de Kénitra, pour un coût global de 314 millions de DH. 

De son côté, le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, M. Ahmed Réda Chami, a relevé la confiance que portent autant les institutions publiques que les investisseurs privés en l'avenir du secteur de l'industrie automobile au Maroc, soulignant le caractère structurant du projet de la plateforme industrielle Renault pour l'économie de la région de Tanger-Tétouan. 

L'inauguration de l'IFMIA constitue le premier jalon pour la mise en service, dans quelques mois, de la plateforme, a-t-il ajouté, affirmant que l'usine de Melloussa sera l'une des usines les plus développées technologiquement du groupe Renault. 

Pour sa part, le directeur général délégué aux opérations du groupe Renault, M. Patrick Pélata, a estimé que l'ouverture de ce centre de formation constitue une étape importante pour garantir la réussite du projet Renault-Tanger, saluant les efforts du Maroc en matière de formation professionnelle dédiée au secteur de l'automobile. 

Le site de Melloussa permettra la création à terme de 6.000 emplois directs et 30.000 indirects, a-t-il précisé, affirmant que le calendrier de réalisation du projet sera respecté et que la production démarrera, comme prévu, au premier trimestre 2012. 

A ce jour, quelque 700 personnes, essentiellement des ingénieurs et cadres supérieurs ont été recrutés, afin d'assurer le pilotage de la phase de démarrage du projet, a-t-il indiqué, soulignant que la nouvelle usine connaîtra l'introduction de technologies nouvelles de production. 

La cérémonie d'inauguration de cet institut s'es déroulée en présence notamment du ministre du Commerce extérieur, M. Abdellatif Maâzouz, du wali de la région de Tanger-Tétouan, M. Mohamed Hassad, du gouverneur de la province de Fahs-Anjra, M. Mohamed Benribag, du maire de Tanger, M. Fouad El Omari, du président de Renault-Tanger Méditerranée, M. Jacques Chauvet, des responsables de l'Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) et de plusieurs élus, responsables et personnalités. 

Construite sur un terrain de 300 ha, la nouvelle plateforme industrielle nécessitera un investissement capacitaire de 600 millions d'euros pour une capacité annuelle de 400 mille véhicules assemblés à terme. 

La construction de l'usine est entrée dans la phase d'achèvement des bâtiments ainsi que celle de l'installation et de la mise au point des moyens de production industrielle. Une première ligne de production à 30 véhicules par heure entrera en activité en 2012, alors qu'une deuxième ligne à capacité égale devrait être lancée en 2013. 

map

Mercredi 23 Mars 2011